Carlos Ghosn le super PDG, comparaissait ce mardi devant une cour de présentation, à Tokyo pour entendre les motifs de son maintient en détention. Une occasion pour l’ancien Chef d’entreprise de dire son innocence.Carlos Ghosn , célèbre surtout pour avoir sauvé le groupe Nissan de la faillite pour ensuite réussir sa fusion avec l’autre géant Renault, avait été accusé de dissimulation de revenus et de détournements de fonds; Nissan accusant l’ex-cadre dirigeant de haut niveau d’avoir abusé des fonds de l’entreprise, notamment pour acheter des maisons du Brésil au Liban. En décembre dernier, il a été inculpé.

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Ghosn se pose en victime

Ce mardi, pour une première apparition depuis plus de six semaines de détention internationale, l’ancien PDG semblait selon la presse internationale, diminué physiquement, mais pas moralement. Car, Carlos n’aurait pas manqué l’occasion de dire sa désolation de voir une compagnie dont il se sentait « amoureux » et envers laquelle il avait été tout le long de sa direction, loyal ; porter à son encontre des accusations qu’il aurait déclaré « sans fondements ».

Ghosn a déclaré qu’il avait été accusé à tort et injustement détenu. « J’ai été injustement accusé et placé en détention sur la base d’accusations sans fondement (…) Contrairement aux accusations formulées par les procureurs, je n’ai jamais reçu de compensation de Nissan non publiée, et ne suis jamais entré dans une relation contractuelle avec Nissan pour recevoir un montant fixe qui n’a pas été publié » déclarait l’homme d’affaire à la barre.

Malgré les déclarations d’innocence de Ghosn, les accusations portées contre lui se seraient multipliées et détention prorogée. En fin décembre, il y a eu de nouvelles charges contre lui, alors qu’il semblait pouvoir demander une libération sous caution.

Un soutien Français

L’arrestation du PDG aurait selon les médias, exacerbé les tensions entre Nissan et Renault, semant le doute sur la viabilité de leur alliance et mettant en lumière le déséquilibre entre les constructeurs français et japonais sur leurs pouvoirs respectifs au sein des conseils d’auteur. Et Bien que Ghosn ait été démis de ses fonctions de président de Nissan peu de temps après sa détention, Renault l’aurait maintenu comme Président Directeur général. La ministre française du Travail, Muriel Penicaud, aurait déclaré dans une interview avec la presse ce mardi que la présomption d’innocence devait être respectée et que Ghosn restait à la tête de Renault.

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