Carlos Ghosn : L’ex-dirigeant contre-attaque dans la presse

Dans une interview publiée ce mercredi sur le site de Nikkei, un quotidien économique nippon, Carlos Ghosn, l’ancien patron de l’alliance Nissan-Renault-Mitsubishi Motors s’attaque à Nissan. Il se dit victime du « complot et de la trahison » des dirigeants du constructeur automobile à cause de son projet d’intégration entre Renault et les autres constructeurs automobiles japonais. C’est la première fois que le franco-libanais se confiait à la presse depuis son incarcération. Il s’est défendu contre les accusations d’abus de confiance portées contre lui par Nissan.  A l’en croire les 15 millions d’euros prélevés de la « réserve du PDG » et versés à Khaled Juffali, un milliardaire saoudien n’a rien d’illégal parce que « le responsable de la région » l’a autorisé.

« Tout le monde était au courant »

En qui concerne l’achat de luxueuses maisons au Liban et au Brésil, l’ancien PDG met en cause la mauvaise foi de Nissan. Selon lui, le service juridique du constructeur automobile a bien homologué ces transactions. De plus, ces luxueuses résidences devaient lui permettre de « recevoir des gens à la fois au Brésil et au Liban ». Il lui fallait aussi un endroit sûr pour travailler dans ces deux pays.  Carlos Ghosn a également rejeté les autres accusations de Nissan notamment celle qui maintient qu’il a perçu de la filiale néerlandaise Nissan-Mutsubishi B.V, un salaire de 7, 82 millions d’euros. Pour le franco-libanais, c’est « une déformation de la réalité ». De plus, « tout le monde était au courant ».

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Les gens ont traduit leadership fort par dictateur

Il estime qu’on aurait pu lui dire si l’acte était illégal vu qu’il n’est pas un avocat. Carlos Ghosn réfute aussi le titre de dirigeant dictateur qu’on lui colle. Il croit que « les gens ont traduit leadership fort par dictateur, déformant la réalité » pour se débarrasser de lui. L’ancien patron clame toujours son innocence. Il estime que les preuves sont chez Nissan qui empêche ses employés de lui parler. Outre les accusations d’abus de confiance, on reproche également à Carlos Ghosn d’avoir caché une partie de ces revenus au fisc japonais sur une longue période.

Réaction de Nissan

L’ex patron de l’alliance promet de se défendre, lui qui risque au plus  15 ans de prison. Ces avocats avaient déposé une demande de libération sous caution mais sans succès.  Après son interview à la presse les dirigeants de Nissan ont réagi. Ils rejettent la théorie du complot. Pour eux, il s’agit bel bien d’une affaire de malversations financières. Les « preuves significatives et convaincantes » existent selon le constructeur automobile nippon.

 

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