En France, un maire a décidé d’infiltrer, en tenue de motard, un groupe de casseurs gilets jaunes, le temps de dix minutes. Largement assez, selon lui, pour comprendre leur mode de fonctionnement.C’est au début du mois de décembre que le maire LR de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a décidé de s’infiltrer parmi les gilets jaunes. L’objectif ? Se rendre compte de la façon dont les groupes de casseurs se forment et fonctionnent. Une situation inédite pour lui, qui assure d’ailleurs avoir appris énormément de choses de cette expérience.

Les casseurs, très organisés pour lutter contre les forces de l’ordre

Premier constat, que les casseurs soient d’extrême gauche ou d’extrême droite, tous ont réussi à passer outre leurs différences afin de s’unir contre les forces de l’ordre. “Jamais je n’avais vu ça! S’est-il d’ailleurs exclamé, avant de continuer, la phrase ‘les extrêmes se rejoignent’ a pris tout son sens sous mes yeux“. Second point d’observation, les tenues. En effet, tous arborent des tenues efficaces et élaborées contre les violences et les gaz. Plus incroyable encore, les groupes violents se reconnaissent grâce à la mise en place de leurs propres codes vestimentaires. Une manière pour eux de savoir avec qui s’entendre en cas de situation qui dégénère.

Que réserve la suite du mouvement ?

La ville de Toulouse elle, ne sait d’ailleurs plus vraiment lutter contre ces bandes qui n’hésitent pas à tout saccager. La facture liée aux réparations suite aux nombreuses manifestations ? 2,6 millions d’euros, environ. Enfin, un plan visant à soutenir les petits commerçants, sévèrement impactés par les fermetures et les casses, a été annoncé le 12 janvier dernier. Le président de la CCI a d’ailleurs estimé que la situation économique était proche de la « catastrophe » pour la ville rose. Reste maintenant à savoir si la situation va doucement s’améliorer ou si les choses vont rester en l’état. En effet, difficile de savoir si les gilets jaunes envisagent de continuer le mouvement.

En perte de vitesse et en pleine période de grand débat national, les manifestants pourraient être tentés de prendre un peu de recul et d’envisager, pour la première fois, le recours au dialogue plus qu’à la violence. La journée de samedi sera d’ailleurs décisive et devrait nous en apprendre beaucoup plus sur les intentions futures des représentants du mouvement et des manifestants dans leur globalité.

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