Le président ivoirien sacrifiant à la coutume, a adressé ses vœux à la nation ivoirienne ce 31 décembre. Des vœux et des promesses quant à l’amélioration des conditions de vie des ivoiriens, que l’opposition juge ne relevant que de la pure démagogie.Le Président de la République, Alassane OUATTARA, en son message à la Nation pour le nouvel an, ce lundi 31 décembre 2018, rapporté par les médias nationaux, s’est voulu rassurant quant aux difficultés auxquelles sont encore confrontés « beaucoup » de ses « compatriotes », « Malgré la croissance économique soutenue depuis plusieurs années ».

Le Chef D’État ivoirien aurait donc fait de nombreuses promesses, qui alors qu’elles seront réalisées en 2019, tendront à « améliorer le quotidien de chaque Ivoirien ».

Notamment, « Le Programme Social du Gouvernement, qui sera mis en œuvre dès 2019 » d’un montant « global de 727,5 milliards de F CFA, sur deux ans » et aurait pour vocation, d’aborder « toutes les problématiques sociales avec beaucoup plus d’ampleur et de pragmatisme, afin de garantir à tous, des résultats immédiats et durables » un programme axé sur, services de santé de proximité, la protection sociale ; l’accès des populations aux logements, à l’eau potable, à l’énergie, au transport, et aux biens de grande consommation .

Des « promesses démagogiques »

Pour Le FPI, le front populaire Ivoirien, parti de l’ancien président Laurent Gbagbo et principal parti d’opposition, vu que bon nombre de partis adhérèrent à la mouvance présidentielle par le RHDP, le rassemblement des Houphouëtistes ; le discours du président ivoirien ne serait encore que de la poudre jetée aux yeux des ivoiriens.

Pour Pascal Affi N’guessan, président du FPI, en des propos rapportés par un quotidien ivoirien, « À travers son message à la nation le Chef de l’Etat reconnaît lui-même que l’Etat va mal. Les promesses démagogiques aux allures de campagne électorale à moins de 2 ans de la fin de son mandat en sont la parfaite illustration ».

Pour N’guessan, « La cherté de la vie », de même que  « les déguerpissements sauvages des populations et de la gestion approximative des inondations ; (…) les hôpitaux publics sous équipés et désorganisés ; (…) le secteur de l’éducation/formation sinistré ; (…) Les difficultés d’accès des Ivoiriens à l’eau potable »  sont autant de défis auxquels l’administration Ouattara aurait été incapable de répondre, trop préoccupée que le chef de l’État était à « réformer la Commission Electorale Indépendante et le code électorale » et à « la déstabilisation des partis politiques significatifs » et potentiellement dangereux ; allusion faite à la crise entre le RHDP et le parti Historique, PDCI-RDA. Selon cet ancien premier ministre, « La situation de la Côte d’ivoire et par ricochet celle des Ivoiriens ne s’est pas améliorée. On peut même affirmer qu’elle s’est davantage dégradée »

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