Depuis jeudi dernier,  une vingtaine de journalistes  venus de plusieurs pays du continent  sont rassemblés à Addis Abéba dans un grand hôtel  de la ville,  siège de l’organisation panafricaine : une initiative du bureau éthiopien de la Fondation Friedrich Ebert en parfaite collaboration avec les autres fondations installées sur le continent.

C’est autour d’un programme concocté par le bureau local de la Fondation que les 17 journalistes  des deux sexes Triés sur le volet, se retrouvent ainsi dans la capitale éthiopienne. Il prévoit des activités pré  et post sommet. Ainsi vendredi dernier les journalistes ont pu discuter du thème des réformes institutionnelles engagées pour rendre l’organisation plus performante à l’image de sa sœur de l’Union Européenne. Le conférencier, Désiré Assogbavi, de nationalité togolaise a eu à développer dans la langue de shakespeare avec un fort accent francophone, comment l’UA  a effectué un bond qualitatif depuis qu’elle a pris la place de son aînée , l’Oua (Organisation de l’Unité Africaine) fondée en mai 1963.

L’orateur, aujourd’hui fonctionnaire du Finuap, n’a pas fait dans la langue de bois. Il a longuement égrené les progrès accomplis depuis le changement de nom dont les plus spectaculaires tournent autour de la gouvernance de nos Etats. Ainsi, la démocratie a été  reconnue comme principe de base, et son corollaire le refus catégorique des coups de force comme mode d’accession au pouvoir. Au surplus , le principe sacro-saint de la non -ingérence dans les affaires intérieures de Etats, cher aux des pères fondateurs de l’Oua a laissé la place à celui de « la non indifférence ».

Cependant, L’orateur n’a pas manqué de mettre l’accent sur les pesanteurs qui plombent l’organisation divisée entre les partisans d’une union forte  des Etats et ceux d’un regroupement plutôt moins « contraignant » où ce qu’on appelle la palabre africaine aura toute sa place. On comprend alors que les réformes proposées par le président Kagamé du Rwanda peinent à prendre forme.

L’exemple le plus emblématique est celui du financement du fonctionnement de l’organisation pour la rendre moins dépendante de l’aide extérieure. Seule une vingtaine d’Etats sur les 55 qui la composent ont accepté le prélèvement de 0,2% des importations. Les grands Etats comme l’Afrique du sud craignent de payer plus que la moyenne des Etats. Les débats plutôt vifs ont tourné autour des faiblesses reconnues de l’organisation. L’orateur ayant reconnu  qu’elles ne disparaîtront que le jour où la démocratie sera durablement installée dans chacun des 55 Etats .

Le sommet commence ce  dimanche

L’ autre thème  qui ne manquera pas de susciter des débats se décline comme suit : « gagner  la lutte contre la corruption :condition sine qua non de la transformation de l’Afrique » Suivront ensuite deux sessions sur le journalisme professionnel et l’éthique. Toutes ces deux activités post sommet se dérouleront les mardi 12 et mercredi 13 prochains le temps pour les participants au programme de couvrir le sommet des chefs d’Etat prévu pour demain  dimanche 10 et lundi 11 février : Auparavant, dans l’après-midi de vendredi dernier les participants au programme de la Fondation sont allés découvrir le quartier général du sommet pour se soumettre à la longue et fastidieuse séance d’accréditation et d’obtention des badges.

Ils ont appris à leurs dépens qu’ils devraient reprendre toutes les formalités d’accréditation pourtant remplies en ligne pour des raisons de sécurité, dit-on officiellement .Le sommet lui-même  s’ouvrira sur le thème principal du calvaire des réfugiés en Afrique, suivant : « l’année des réfugiés et des personnes objets de déplacements massifs internes :vers des solutions durables aux déplacements forcées sur le continent africain » .

F-D.V. depuis Addis Abéba

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