Le président gabonais est au Maroc depuis fin Novembre, pour des raisons de santé. Depuis toutes ses apparitions publiques, discours ou messages à la Nation se sont faits depuis la capitale marocaine. Cependant même si le président avait eu la force de faire un rapide passage à Libreville quelques jours après le putsch manqué de janvier dernier, il serait très vite retourné à son lit de convalescence au Maroc, obligeant les institutions de la République à des cérémonies aussi inédites qu’insolites.

Loading...

Quand un ministre prend l’avion pour aller prêter serment

Le président de la République, étant absent du territoire, le nouveau ministre de la défense Rose Christiane Ossouka Raponda nommé ce 30 janvier 2019 en remplacement de M. Etienne Massard Kabinda Makaga, devra se déplacer en compagnie de plusieurs juges de la Cour constitutionnelle sur le Maroc. Dans l’obligation de prêter serment, Rose Christiane Ossouka Raponda  pourra ce mardi selon un communiqué officiel du gouvernement, faire vœu d’allégeance devant le président.

« Le Président de la République, chef de l’État, Son Excellence Ali Bongo Ondimba, recevra demain mardi 12 février à 12h (…) au Maroc, le serment du ministre d’État, ministre de la Défense nationale et de la Sécurité du territoire, Mme Rose Christiane Ossouka Raponda ».

Cependant, même si le critère de territorialité semble être respecté, la cérémonie ayant lieu dans les locaux de l’ambassade ; c’est un fait insolite, que de devoir faire 4 122 km pour prêter serment et faire le même trajet pour retourner exercer ses prérogatives.

Ali critiqué mais point combattu

Cette démarche pour un ministre au portefeuille aussi sensible ; la Défense nationale et de la Sécurité du territoire, montre que bien qu’à distance et physiquement diminué, Ali Bongo continue à tenir de mains fermes les rennes du pouvoir. De l’avis de la presse internationale l’annonce de la maladie de l’homme fort du pays avait suscité une vague d’excitation auprès d’une certaine opposition qui avaient vu en cet événement, une occasion d’opérer un changement.

Vainement, car leurs velléités furent rapidement éteintes par un appareil étatique décidé à se maintenir en place jusqu’au bout. Des élections législatives s’achevaient avec une Assemblée nationale acquise au pouvoir, avec un ténor du PDG (Parti Democratique Gabonais) à sa tête. Un gouvernement était formé, le portefeuille de la défense réattribué et tout cela sans la présence au Gabon du Président de la République.

Voir les commentaires

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

SVP, Entrez votre commentaire
SVP saisissez votre nom