Le  ministre de l’intérieur Sacca Lafia est l’autorité qui délivre ‘’le passeport’’ de participation des partis politiques aux législatives 2019.Il est en même temps le vice-président de l’Union progressiste. Une formation politique partante pour ces élections. Cette position n’est pas du goût de l’opposition.

Pour les forces politiques hostiles au régime du président Talon, le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique Sacca Lafia est à la fois juge et partie en ce qui concerne le contrôle de conformité des formations politiques à la loi N°2018-23 du 17 septembre 2018 portant charte des partis politiques en République du Bénin, et particulièrement dans le cadre des législatives du 28 avril 2019.

En effet, selon cette loi, c’est au ministre de l’intérieur que revient la responsabilité de «procéder à toute enquête nécessaire au contrôle de conformité à la loi du dossier de déclaration administrative de constitution». Il lui appartient de délivrer le récépissé de conformité provisoire puis le définitif après la publication au journal officiel.

Sacca Lafia devrait démissionner

Mais dans le cadre des prochaines législatives, le ministre doit délivrer un certificat de conformité, une pièce qui certes, n’est pas prévue par la loi, mais introduite et rendue obligatoire par la Cour constitutionnelle présidée par Joseph Djogbénou, dans la constitution des dossiers pour ces élections. Lors de sa sortie médiatique hier, l’opposition a parlé d’«introduction frauduleuse» de pièce «inventée par la Cour Constitutionnelle sans aucune légitimité ni base légale».

C’est pour aider les deux blocs politiques pro-Talon qui seraient en difficulté pour satisfaire les conditions fixées par les lois votées par les partisans du pouvoir eux-mêmes, à en croire le président de Restaurer l’Espoir, Candide Azannaï«Parce que le gouvernement Talon a perdu sa boussole, il invente n’importe quoi», affirme l’ex président de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo.

L’opposition souligne que le ministre Sacca Lafia qui doit délivrer cette pièce imposée à tous les  partis, est membre fondateur et vice-président de l’Union progressiste, un des blocs «voulus, promus et portés par Patrice Talon», le président de la République. «Il y a conflit d’intérêt» affirme l’ex chef d’Etat Boni Yayi. «Dans d’autres démocraties, Sacca Lafia devrait démissionner» informe-t-il.

1 COMMENTAIRE

  1. l’opposition béninoise a perdu complètement la boussole et ils ne savent plus quoi dit et ils ne font que raconter des sottises ils font la honte du Bénin

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