L’audit interne mené par Renault et Nissan concernant le fonctionnement de la filiale RNBV, basée aux Pays-Bas, censée chapeauter l’alliance entre les constructeurs pourrait révéler de très nombreuses surprises. La première ? Rachida Dati, ancienne du gouvernement Sarkozy, aurait perçu de l’argent de la part du holding.

Rachida Dati, rattrapée par l’affaire Ghosn

La raison ? À partir du mois de novembre 2009 et février 2013, celle-ci aurait travaillé au compte de RNBV en tant qu’avocate. Le secret professionnel aidant, la nouvelle a été cachée depuis l’éclosion de l’affaire Ghosn, jusqu’à aujourd’hui donc. Dans les faits, ce n’est toutefois pas ce travail d’avocat qui semble déranger, mais bel et bien la rémunération perçue pour cette collaboration puisque celle-ci est estimée à 600.000 euros en quatre fois, deux versements de 150.000 euros, un de 200.000 euros et un de 100.000 euros.

Problème ? À l’occasion de sa déclaration d’intérêts remise à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique le 31 décembre 2014 dernier, l’ancienne députée européenne n’a absolument rien déclaré concernant cette période.

L’audit interne livrera ses réponses

Les faits eux, sont pourtant bel et bien là. En effet, l’élue a bel et bien signé une convention d’avocat entre novembre 2009 et février 2013. Ses missions ? Aider l’alliance à développer et pérenniser ses actions en Proche-Orient ainsi qu’en Afrique du Nord. Pour se faire, celle-ci a dû assister à de nombreux meetings, notamment en présence de Carlos Ghosn. Des notes de consulting, de déplacement et de meetings qui ont d’ailleurs explosé sur cette période. Impossible cependant de savoir la réelle plus-value de ces conseils et de cette longue collaboration. L’enquête interne menée par les deux sociétés pourrait toutefois nous permettre d’avoir un aperçu plus clair de la nature de cette relation.

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