C’est ce dimanche que doit se dérouler, dans les rues de la capitale espagnole de Madrid, un grand rassemblement organisé par la droite et l’extrême droite, visant à demander le départ du chef du gouvernement, le socialiste Pedro Sanchez. Une manifestation à laquelle participera Manuel Valls, ancien Premier ministre français et actuellement candidat à la mairie de Barcelone.

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Manuel Valls répond à l’appel de l’extrême droite

En effet, le parti Ciudadanos, qui le soutient en vue des prochaines élections législatives, a répondu favorablement à l’appel lancé par la droite en vue de marcher contre Sanchez. Pour l’occasion, le parti Vox sera en tête d’affiche, bien que certains groupuscules radicaux louant le franquisme seront également présents, comme par exemple Espana 2000, Democracia nacional, La Phalange, Alternativa espanola ou encore Hogar social.

Une semi-surprise, surtout lorsqu’on sait que Ciudadanos, parti libéral de droite, s’est longtemps associé au Parti populaire (droite) et Vox (extrême droite) afin de faire basculer l’Andalousie, historiquement à gauche. Toutefois, Manuel Valls se défend de tout rapprochement avec les extrêmes. « Sans aucun dilemme ni complexe, car nous sommes dans un moment historique. » a-t-il ainsi écrit sur Twitter, estimant qu’il était de son devoir de « défendre la Constitution et l’unité de l’Espagne ».

Selon lui, cette manifestation n’est autre qu’une « protestation transversale ». Cependant, celle-ci vise principalement à œuvrer en faveur de l’autonomie catalane, une demande que la droite ne cesse de répéter depuis de nombreux mois maintenant. En effet, les formations qui se retrouveront aujourd’hui du côté de Madrid dénoncent une « haute trahison » du gouvernement qui a accepté qu’un rapporteur suive les négociations entre partis concernant la crise catalane. De leur côté, les indépendantistes souhaitent qu’une médiation internationale soit mise en place entre la Catalogne et l’Espagne, une manière pour eux de prouver que Barcelone est au même niveau que Madrid.

Pedro Sanchez, désormais sous pression

Des discussions qui ont une nouvelle fois plongé l’exécutif dans l’impasse. En effet, du côté des socialistes et des personnes ne souhaitant pas voir la Catalogne devenir indépendante, la nomination de ce rapporteur est déjà un trop gros geste. Un coup que Pedro Sanchez espérait être payant. En effet, en tendant la main aux indépendantistes, ce dernier souhaitait voir son budget être enfin approuvé, lui qui n’a pas la majorité. Malheureusement pour lui, ces derniers ont bloqué l’offre, estimant que le geste n’était pas assez fort. L’administration elle, n’a toujours pas de budget et la pression s’accroît sur le gouvernement qui va devoir organiser des élections anticipées.

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