Alors qu’il a remporté l’Oscar de la meilleure adaptation cinématographique avec son film, BlacKkKlansman, Spike Lee a profité de la fenêtre qui s’est ouverte à lui afin de faire passer un message d’amour et d’espoir… À teneur politique. En effet, ce dernier a appelé à faire le choix de « l’amour contre la haine », lors des prochaines élections présidentielles américaines.

Une petite sortie qui a fait grand bruit puisque le président américain Donald Trump en a eu vent, ce dernier tweetant à ce sujet au petit matin. Invitant le réalisateur américain à relire ses notes, le chef de l’État a estimé qu’il était inconcevable de se voir traiter de raciste, sachant qu’il avait fait, à l’heure qu’il est, plus que n’importe quel ancien président en faveur des Afro-américains.

Spike Lee, un discours qui fait réagir

Visiblement très heureux d’avoir enfin reçu un prix de la part de l’Académie, Spike Lee a tout d’abord évoqué 2019 comme étant l’année du 400e anniversaire de l’arrivée du tout premier bateau contenant des esclaves noirs aux États-Unis. Souhaitant que plus rien de la sorte ne se reproduise, ce dernier a ainsi invité la patrie à être « du bon côté de l’histoire ». Une manière pour lui de demander à ses congénères de ne pas voter Trump lors du prochain scrutin, le réalisateur étant totalement contre la politique migratoire actuellement menée aux USA.

Son film retrace d’ailleurs l’une des pages les plus sombres de l’histoire américaine, à savoir celle de l’apogée du Ku Klux Klan, cette organisation suprémaciste, prônant la supériorité des Blancs. En effet, ce long-métrage retrace la période au cours de laquelle un policier noir infiltre une cellule du K.K.K., à la fin des années 1970. Un film mêlant humour et grands moments, comme sait si bien le faire Spike Lee.

Le Mexique, bien représenté lors de cette cérémonie

L’Oscar du meilleur film en langue étrangère est quant à lui revenu à Roma, réalisé par Alfonso Cuarón, réalisateur Mexicain qui a également reçu les prix du meilleur réalisateur et de la photographie. Une récompense qui, « appartient au Mexique ». Une belle revanche pour ce dernier face, là encore, à la politique menée par Trump, qui souhaite construire un mur à la frontière entre les États-Unis et son pays. « Il n’y a pas de frontière ou de murs qui puissent freiner le talent » a pour sa part lancé l’acteur Javier Bardem, quelques instants avant que Cuarón ne monte sur scène.

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