Le Père Federico Lombardi SJ, avait fait office de spécialiste à la communication pour trois papes. Il se serait également fortement impliqué dans la lutte contre la pédophilie dans l’Église catholique. Et pour les rencontres de conciles au Vatican, qui débutent ce jeudi sur les abus sexuels, le Père Federico Lombardi SJ a été choisi pour en être le modérateur. Mais pour ce prêtre engagé, cette lutte sera ardue et de longue haleine, car confiait-il au magazine français Paris-Match ; « Tout remettre aujourd’hui à plat reste un procédé long, difficile, douloureux ».

Un religieux engagé

Le Père Federico Lombardi SJ, de personnalité humble, rigoureuse et dévouée selon la presse catholique, préside à la destinée de la Fondation Joseph Ratzinger pour la promotion d’éminents théologiens et universitaires. Son choix donc pour la médiation du sommet de deux jours qui débute aujourd’hui, n’est nullement fortuit.

Surtout que ce prêtre aujourd’hui âgé  de 76 ans, aurait joué un rôle majeur en 2011, dans l’organisation de la première grande conférence sur la lutte contre les abus sexuels dans l’Église, intitulée “Vers la guérison et le renouveau“, qui s’est tenue à l’Université pontificale grégorienne de Rome. Une conférence qui aurait conduit en 2012 à la création du Centre pour la protection de l’enfance, qui est maintenant dirigé à Rome par un autre jésuite, le père Hans Zollner.

La pédophilie, un travers aux racines persistantes

Dans l’interview accordée à Paris match, le père Lombardi SJ expliquait que L’Eglise trop confiante, avait été peu regardante sur le «  choix et la formation des candidats au sacerdoce » et que les scandales sexuels auxquels, elle devait faire face aujourd’hui trouvait leur fondement dans le fait que de nombreux appelés à la vocation sacerdotale n’avaient pas été « suffisamment accompagnés ni soutenus par un encadrement spirituel permanent ». De ce fait il y aurait fort à parier qu’ « il reste donc parmi eux des pédophiles ».

Cependant pour le père Lombardi SJ, l’Eglise travaillait ardemment à rétablir la crédibilité de la communauté ecclésiale en tant qu’éducateur, guide fiable et faisant autorité. Un travail de discernement des racines du mal afin de les combattre et de les extirper efficacement. L’Église donc, en face de faits extrêmement graves mis à jour, se devait de reconnaître ses échecs et d’assumer sa responsabilité devant Dieu, devant les victimes et devant l’opinion publique.

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