L’Algérie est toujours debout. Les manifestations continuent de plus belle et Abdelaziz Bouteflika est de plus en plus fragilisé. Depuis son retrait de la course au pouvoir sous la pression du peuple alors qu’il visait un 5e mandat, le président malade maintient le doute sur ses réelles intentions. Pour lors, les défections dans son entourage vont bon train. Les dernières en date sont plutôt surprenantes.

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Lâché par le FLN son parti et l’armée

Le lundi dernier, c’est le chef de l’armée qui a subtilement pris ses distances du président grabataire. Le général Ahmed Gaïd Salah a d’abord exprimé “sa confiance absolue en la sagesse du peuple ” dont il a salué les ” nobles objectifs ”. Le chef de l’armée a tenu à réitérer son engagement ”devant Allah, devant le peuple et devant l’histoire pour que l’armée nationale populaire demeure, conformément à ses missions, le rempart du peuple et de la nation dans toutes les conditions et les circonstances.”. Mais c’est la position de son propre parti qui a surpris tout le monde ce mercredi.

Le Front de libération nationale (FLN) a exprimé son soutien aux mouvements en cours et dit adhérer au changement voulu par le peuple. Le patron du FLN Mouad Bouchareb a essayé de dissocier le parti du gouvernement, tant les deux semblaient confondus. Face à la ténacité des manifestants, le président a fait savoir au peuple qu’un message présidentiel serait diffusé ce jeudi. Toutes ses tentatives pour amadouer le peuple semblent vaines. Même l’arrivée à Alger de personnalités algériennes respectables telles que l’ancien haut représentant de l’ONU Lakhdar Brahimi n’a pas émoussé l’ardeur du peuple debout.

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