En Algérie, l’annonce du retrait du président Bouteflika à la course à la présidentielle continue de faire grincer des dents. Et pour cause, ce dernier a annoncé le report des élections à une date ultérieure. Aujourd’hui, certains estiment que le chef de l’État s’il ne s’est pas offert de cinquième mandat, a toutefois rallongé son quatrième.

Résultat, la rue continue de gronder sous l’impulsion de la jeunesse. La pression est telle que Noureddine Bedoui, le nouveau Premier ministre, a assuré qu’il allait nommer certains leaders du mouvement contestataire au sein de son gouvernement. Souhaitant que le mouvement se calme, ce dernier a d’ailleurs appelé au calme, assurant que son équipe sera composée de jeunes compétents, d’hommes et de femmes.

Les manifestants refusent la main tendue du gouvernement

Aujourd’hui, le parallèle avec la gestion de la crise islamiste est intrigant. En effet, alors que l’Algérie était sous la menace terroriste, le gouvernement a parfaitement su négocier ce virage, étouffant toutes mouvances susceptibles de frapper sur son sol. Or, la jeunesse semble mettre à mal l’exécutif qui ici, paraît totalement désemparé, ne s’attendant probablement pas à un tel mouvement de contestation. Preuve en est, les manifestants ont annoncé qu’ils n’avaient pas du tout l’intention d’entrer en négociation avec le gouvernement et qu’aucun des représentants nommés n’irait travailler avec le gouvernement.

La rue, plus déterminée que jamais

Assurant avoir « entendu le message » de la jeunesse, M. Bedoui a continué, assurant que la stabilité du pays prévalait sur le chaos. « Il faut sortir de cette crise de manière calme et veiller à la stabilité du pays », a-t-il continué. Toutefois, son appel au calme ne risque pas vraiment d’être entendu, les manifestations se faisant de plus en plus importantes.

Depuis le 22 février, la rue se réunit chaque fin de semaine afin de demander le départ, en temps et en heure, d’Abdelaziz Bouteflika. Lui, souhaite qu’une grande conférence nationale soit tenue, en vue d’adopter la nouvelle constitution algérienne. Ce ne sera qu’à la suite de ce travail de réflexion, qu’il autorisera la tenue de nouvelles élections.

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