L’annonce du président Bouteflika de renoncer à un cinquième mandat a été dans un premier temps saluée par les Algériens. Après plusieurs semaines de manifestations intensives, ces derniers ont finalement obtenu gain de cause. Toutefois, le chef de l’État a également annoncé le report de ces élections présidentielles, initialement prévues au 18 avril prochain.

Très vite, ils ont été nombreux à dénoncer une « ruse », estimant que Bouteflika prolongeait ainsi son quatrième mandat. Le message officiel du président, lu à la télévision, comporte une série de sept annonces parmi lesquelles la mise en place d’une conférence nationale chargée de proposer une nouvelle constitution ainsi qu’un nouveau calendrier électoral.

Bouteflika, toujours autant critiqué

Interrogé à ce sujet, Said Salhi, vice-président de la ligue algérienne des droits de l’homme, estime pour sa part que les Algériens se sont fait avoir par le président. Toujours selon ses dires, ce dernier « s’arrange un mandat en dehors de la constitution ». Il se questionnera ensuite sur les réelles intentions du chef de l’État, mais également sur sa capacité à assumer le pouvoir et cette période de transition imposée, lui qui est relativement affaibli par la maladie. « Est-ce qu’il a la légitimité pour piloter cette période ? Moi, je dis non ! ».

Un quatrième vendredi de manifestations

Face à ce qui est considéré comme un tour de passe-passe, la rue a ainsi décidé de continuer à manifester, les Algériens se rendant compte que le régime n’est pas vraiment prêt à laisser la main. Vendredi, tous les regards seront ainsi tournés vers la rue, le 15 mars marquant la quatrième semaine de mobilisation. Le déroulé des événements ainsi que le nombre de manifestants seront des facteurs particulièrement observés, ces derniers permettant de nous donner une indication claire de la tendance. Les dispositions annoncées par la présidence auront-elles réussi à calmer la contestation ?

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