La cimenterie SOCOCIM implantée au Sénégal a procédé à une augmentation du prix sur la tonne de ciment. Dans un communiqué paru hier, le ministère du commerce a recadré la société en signalant le prix plafond autorisé. La SOCOCIM a jusqu’en 2014 eu un monopole sur la production de ciment. Bousculée par la concurrence et les dispositions fiscales, l’entreprise dit faire face à “un énorme manque à gagner“.

Hausse motivée par la concurrence et les taxes

Propriété de l’entreprise française Vicat depuis 1999, la cimenterie SOCOCIM qui a ses usine dans la périphérie dakaroise à Rufisque a perdu son monopole en 2014 avec l’arrivée de la société nigérianne Dangote. Les prix du ciment et les qualités proposées ont été réajustés depuis lors dans un contexte concurrentiel. Pour faire face aux taxes fiscales fixées par l’Etat qui ont augmenté de 3% depuis 2017, SOCOCIM décide de rajouter 3500 francs au prix de la tonne de ciment.

Le ministère met en garde la cimenterie

Le ministère du commerce a dans un communiqué rappelé qu’il était “considéré comme prix illicite tout prix supérieur aux prix plafond fixé à l’article premier conformément à l’article 45 alinéa 2 de la Loi“. Ce qui oblige donc la SOCOCIM de revenir au prix antérieur “pratiqués au 1er janvier 2018“. Le ministère ne manquera pas de préciser que toutes ” les infractions aux dispositions du présent arrêté sont passibles de sanctions prévues par la Loi numéro 94-63 du 22 août 1994 sur les prix, la concurrence et le contentieux économique“.

Voir les commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

SVP, Entrez votre commentaire
SVP saisissez votre nom