Ph : ZINYANGE AUNTONY / AFP ( après Cyclone Idai)

Un cyclone dévastait le Mozambique et le Zimbabwe, les 14 et 15 mars derniers. Une catastrophe naturelle sans précédent dans la région, qui laisserait complètement démunies les cellules étatiques de gestion de ce genre de crise. Un millier de mort et plusieurs centaines de millions de dollars de dégâts matériels ; ce serait jusqu’à ce jour, l’estimation officielle.

Des morts par centaines

Le cyclone aurait commencé début Mars déjà par faire face à une dépression tropicale dans le canal du Mozambique, occasionnant des pluies torrentielles. Le 14 mars, Idai atteignait son intensité maximale avec des vents maximums soutenus de 195 km / h, et Le 15 mars, Idai touchait terre près de Beira, ville portuaire au Mozambique en tant que cyclone tropical intense avant de migrer vers le Zimbabwe voisin. Les eaux des rivières Pungue et Buzi au Mozambique auraient débordé, faisant disparaître des villages entiers et isolant des communautés. Les destructions à Beira sont «massives et horribles», a déclaré Jamie LeSueur, de la Croix-Rouge Internationale qui avait pu évaluer les dégâts causés par hélicoptère.

Ce serait plus de 1,5 millions de personnes qui auraient été touchées au Mozambique, au Malawi et au Zimbabwe, selon des agences gouvernementales et la Croix-Rouge Internationale. Et au moins 215 personnes ont été confirmées mortes sur le millier de portés disparus. Les Nations Unies lançaient un appel de fonds pour un montant de 40,8 millions de dollars au titre des secours d’urgence destinés aux personnes touchées par l’Idai au Mozambique. Tandis que l’Unicef déclarait qu’il faudrait environ 10 millions de dollars pour répondre aux besoins les plus urgents des enfants.

Des politiques de crises mal déterminées

Selon la presse nationale, Il avait fallu des jours pour apprendre l’ampleur de la catastrophe au Mozambique notamment, car le pays disposant d’un médiocre réseau de communication et de transport, l’information avait du mal à arriver. En outre énonçait également la presse zimbabwéenne, la corruption galopante dans l’administration et jusque dans les hautes sphères politiques auraient empêché le développement et la mise en place de politique de secours performants à même de répondre aux premiers besoins des populations sinistrées.

Au Zimbabwe, plus alerte, parce qu’ayant connu de graves inondations au cours des deux décennies, Le Département de la protection civile (DCP), anciennement Unité de protection civile (CPU), serait l’organe du gouvernement local chargé de la gestion des catastrophes. Il aurait pour mission de mettre en place un système d’alerte précoce efficace, mener des campagnes de communication de grande envergure, coordonner l’évacuation des blessés et diriger les opérations de secours en temps de crise.

Seulement son budget de 2.36 millions de USD, serait bien inférieur à ce que le gouvernement dépenserait en entretiens pour des résidences publiques, soit à 3 millions de dollars. Ou encore moins que les 3,4 millions de dollars, d’allocation accordée par le gouvernement pour un système de prêt de véhicule pour les chefs traditionnels.

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