Vendredi dernier, la Maison-Blanche affirmait que le groupe djihadiste de l’État islamique était officiellement vaincu, après avoir perdu son dernier bastion syrien. Une information confirmée un peu plus tard par le président Trump qui a posté deux cartes l’une représentant les régions du califat islamiste en 2017, la seconde, ce qu’il en restait vendredi dernier, à savoir rien du tout.

Selon le président Trump, il ne faisait ainsi aucun doute que, dès vendredi à la mi-journée, il ne restait plus rien de l’autoproclamé califat islamiste. Toutefois, un homme, le reporter de guerre pour CNN, Ben Wedeman, s’est montré un peu plus pragmatique. Envoyé en Syrie afin de couvrir le conflit, le journaliste est apparu à l’antenne le soir du 22 mars, afin de mener un live de quelques secondes en vue de faire le point sur la situation actuelle, mais surtout, pour répondre au président américain.

Ben Wedeman contredit Donald Trump

Un peu trop catégorique à son goût, Wedeman a ainsi assuré, “tant que les tirs ne se seront pas arrêtés sur ce champ de bataille derrière moi, j’ai bien peur qu’on ne puisse pas déclarer que l’État islamique soit complètement vaincu“. Une manière pour lui de contredire les propos du chef de l’État pour qui la situation était totalement réglée. Vendredi soir, les combats faisaient effectivement toujours rage du côté de Baghouz, dans la province de Deir Ezzor dans l’Est syrien, tout près de la frontière irakienne.

Depuis, Daesh est bien tombé

Depuis, en revanche, les forces démocratiques syriennes ont annoncé la victoire de la coalition sur Daesh. “Baghouz a été libérée. La victoire militaire sur Daesh a été remportée“, a notamment tweeté Mustafa Bali, porte-parole des FDS. Selon ses dires, les forces arabo-kurdes, soutenues par les États-Unis ont effectivement repris la ville, infligeant “une défaite territoriale à 100%” à Daesh.

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