Le « Forum citoyen » organisé par le journal Libération à Libreville, il y’a 4 ans, du 9 au 10 octobre 2015, est revenu au-devant de l’actualité ces derniers jours à la faveur des révélations de la presse faisant état d’une enquête préliminaire du parquet financier de Paris sur les flux financiers entre le Gabon et « Libération ».

A la lumière du communiqué factuel publié par la co-gérance de « Libération » ce jeudi 28 mars 2019, il apparaît clairement qu’il s’agit là d’une affaire interne à « Libération » résultant d’une divergence entre le Comité d’indépendance éditoriale et les actionnaires sur l’opportunité d’organiser des forums en Afrique avec le soutien des pouvoirs publics sachant que les sponsors privés capables de soutenir un tel évènement n’y sont pas légion.

Il apparaît donc clairement que la cabale médiatique orchestrée par certains journaux gabonais à l’encontre de Maixent ACCROMBESSSI, l’ancien Directeur de Cabinet du Président de la République est totalement infondée. Ces attaques mensongères, diffamatoires sont professées dans l’unique but de salir l’image d’ACCROMBESSI au prix d’un double manquement de ses calomniateurs aux règles éthiques et d’analyse du journalisme.

« Libération » contacte Libreville pour organiser un forum

Dès 2014, le journal « Libération » par la voix du Président de sa holding faîtière envoie une proposition écrite pour l’organisation d’un forum à Libreville ; Cette offre de services restera sans suite car les autorités de Libreville jugeaient à cette époque la tenue d’un tel évènement inopportune.

Pour définitivement convaincre le gouvernement gabonais de l’intérêt cathartique d’un tel Forum, le journal « Libération » va s’appuyer sur le témoignage d’un Directeur d’administration centrale gabonais qui avait assisté à titre personnel les 11 et 12 avril 2014 au Forum « Libé » tenu à Rennes en France. Ce dernier séduit par la qualité et le cadre des débats, convient avec « Libération » de promouvoir auprès du Pouvoir gabonais l’organisation d’un évènement similaire à Libreville.

En 2015, à la veille des élections présidentielles, le débat politique gabonais s’était littéralement affaissé sous le poids de la calomnie et des invectives entre les partisans de tous bords. Il n’était pas rare de voir en une des journaux des caricatures outrancières, ordurières du Président de la République, de son épouse, d’hommes politiques ou même d’acteurs de la société civile.

C’est dans ce contexte où la diffamation avait remplacé le débat d’idées et la confrontation des projets de société que la proposition commerciale de « Libération » de tenir à Libreville un « Forum citoyen » structuré autour de débats ouverts, pluralistes, mêlant personnalités de la majorité et de l’opposition rencontra finalement l’assentiment du Gouvernement gabonais.

Le Gouvernement gabonais valide le forum « Libération »

En effet, courant 2015, afin de concrétiser l’organisation de son forum, « Libération » soutenu par son point focal au sein de l’Administration centrale, adresse un courrier au Président de la République gabonaise par le biais de son Directeur de Cabinet de l’époque Maixent ACCROMBESSI comme le veut l’usage administratif.

Le sujet porté et débattu en Conseil des Ministres, reçoit l’approbation du Gouvernement dans sa collégialité. Par conséquent présenter le choix d’organiser le Forum « Libé » au Gabon comme émanant de la volonté individuelle d’ACCROMBESSI est à la fois biaisé et faux. Il s’agit bel et bien d’une décision collégiale et solidaire du Gouvernement gabonais.

A la suite du saufconduit délivré par le Gouvernement l’Agence de l’Etat engage avec « Libération » une convention de services en bonne et due forme pour un montant d’honoraires forfaitaires de 3,45 M€. En annexe du protocole avec l’Etat, « Libération » prendra bien soin d’adjoindre, une charte éthique lui garantissant le contrôle exclusif / souverain de la ligne éditoriale et une fiche de production récapitulant l’ensemble des actions préparatoires relevant de la responsabilité de l’Etat.

Des débats libres et contradictoires

De l’avis unanime de « Libération » et des participants, « Le forum (s’est déroulé) les 9 et 10 octobre 2015, dans des conditions très satisfaisantes. Libération décide souverainement des thèmes abordés, les tables rondes sont toutes plurielles et les représentants du gouvernement sont des participants parmi d’autres, ni plus ni moins.

La réunion, où l’entrée est libre, rencontre un succès populaire avec plus de mille participants. Les débats sont diffusés sur Internet et à travers les médias partenaires, tels Télé-Africa ou France 24. Libération publie un supplément où plusieurs intervenants, d’horizons divers, expriment leur point de vue… » sic

M. Tony Elumelu, Entrepreneur et Philanthrope

En effet, la 1ère table ronde organisée en ouverture du forum a été l’occasion de voir débattre le Ministre de la Communication de l’époque M. Alain Claude Bilie By Nzé représentant le Pouvoir et M. Marc ONA ESSANGUI, secrétaire général de l’ONG Brain Forest, lauréat du Prix Goldman pour l’environnement, pourfendeur virulent du régime d’Ali BONGO.

M. Marc ONA ESSANGUI à l’extrême gauche à côté du Ministre de Communication M. Alain Claude Bilie By Nze (2ème en partant de la gauche)

Au cours de la deuxième journée, une discussion très vive a opposé de jeunes citoyens mécontents du régime aux représentants du gouvernement.

Une affaire « Franco-Française » circonscrite à « Libération »

Au terme de sa prestation, « Libération » a vu ses honoraires intégralement payés par le Trésor public gabonais conformément aux termes de la convention conclu avec l’Etat. Ce n’est donc pas la Présidence de la République Gabonaise qui a payé « Libération » comme certains veulent le faire croire.

La traçabilité des procédures de règlement du Trésor permet d’affirmer sans aucune contestation que l’intégralité de ce montant a bien été perçu par « Libération » ; ce que vient corroborer la Co-gérance de « Libération » en attestant dans son communiqué qu’il est « clairement établi qu’aucune irrégularité n’a été constatée dans les flux financiers dont Libération a bénéficié… ».

Toutefois il apparaît aujourd’hui à la lumière des révélations de la presse hexagonale que les actionnaires, patrons de « Libération » soucieux de ne pas heurter le Comité d’indépendance éditoriale de leur journal ont décidé de transférer (à son insu) la majorité des honoraires payés par le Gabon (3 M€) au sein de la maison mère propriétaire de « Libération ».

C’est donc uniquement pour avoir assumé de réaliser des bénéfices (indispensables à la survie de Libé à l’époque) sur la prestation réalisée au Gabon à contre-courant du Comité d’indépendance éditoriale du Journal qui prônait une « opération blanche » que M. Pierre Fraidenraich l’ancien Directeur des Opérations de « Libération » a été pris en défaut et incité à démissionner.

En somme il s’agit donc d’une affaire interne opposant comme c’est le cas dans de nombreuses d’entreprises, les salariés de « Libération » à leurs Patrons, quant aux choix stratégiques et commerciaux.

Un soupçon de collusion infondé

En dépit des éléments factuels qui démontrent le contraire, d’aucuns, adversaires de Maixent ACCROMBESSI ont crû pouvoir exploiter cette affaire espérant ENFIN pouvoir le salir à défaut d’avoir pu exhumer, en 3 ans, une seule faute de gestion commise par ce dernier au cours de son magistère comme Directeur de Cabinet. En effet, le fantasme d’une collusion d’intérêt impliquant Maixent ACCROMBESSI est essentiellement dû à la présence de sa belle-sœur Mme Nadine Diatta parmi les sous-traitants de « Libé » et au fait que son épouse connaisse l’ancien Directeur des opérations de « Libération » M. Fraidenraich.

Sa belle-sœur Nadine Diatta est une professionnelle des médias réputée sur la Place Paris pour sa connaissance des enjeux du continent Africain. Dans son portefeuille client figurent plusieurs gouvernements africains pour lesquels elle coordonne la promotion image à l’international. Parmi ses clients figure notamment le Gabon que Nadine Diatta assiste ponctuellement depuis plus de 15 ans, déjà sous la Présidence de feu Omar BONGO, dans la couverture média d’évènements institutionnels ; Entre autres elle a à son actif l’organisation du voyage de presse pour l’inauguration de l’hôpital militaire ou plus récemment la couverture du New York Forum.

En près de 15 ans d’intervention au Gabon, elle n’a jamais été commise contractuellement par ACCROMBESSI soucieux d’éviter tous conflits d’intérêts. Le réseau et le carnet d’adresses de Mme Nadine Diatta au Gabon se sont constitués bien avant que son beau-frère ne devienne Directeur de Cabinet du Président de la République. C’est donc au regard de son expertise qu’elle a été directement sollicitée par « Libération » à Paris pour les accompagner dans l’organisation du forum au Gabon. Le cas échéant on peut envisager que cette collaboration fasse naturellement l’objet d’un arrangement forfaitaire considérablement inférieur à la somme de 450.000 € évoquée dans la presse et dont Mme Nadine Diatta affirme, selon nos indiscrétions, ne pas être la bénéficiaire.

Quant à Eveline Diatta Accrombessi son épouse, les esprits chagrins semblent lui reprocher d’avoir, au cours de sa carrière débutée il y’a plus 25 ans, noué de solides amitiés avec des professionnels de l’audiovisuel tels que Pierre Fraidenraich l’ancien patron de « Libération » avec lequel elle a maturé un projet entrepreneurial après avoir été Directrice de la Communication Afrique d’une firme multinationale de télécommunications.

Sauf à démontrer que Mme Eveline Accrombessi a un jour touché une commission ou rémunération de « Libération », elle est encore en droit d’avoir les amitiés qu’elle souhaite dans la mesure où elle n’interfère pas l’univers professionnelle de son époux, et ce d’autant plus que ce dernier n’était pas directement impliqué dans le pilotage du dossier. A moins que les ayatollahs de la pensée misogyne souhaitent que toutes les femmes arrêtent de travailler et rythment leur existence sur celle de leurs maris.

Il ne peut avoir meilleure preuve que le communiqué publié par la co-gérance du journal « Libération » pour exonérer Maixent ACCROMBESSSI de toute l’implication dans cette affaire…

  • Est-ce Maixent qui a amené « Libération » au Gabon ? NON
  • Est-ce Maixent qui a approuvé le principe du partenariat avec le « Libé » ? NON
  • Est-ce la Présidence qui a payé la prestation de « Libération » ? NON
  • Maixent a-t-il influencé le fil conducteur éditorial du forum ? NON
  • La société de l’épouse de Maixent est-elle impliquée dans ce forum ? NON

Si ses adversaires veulent s’attaquer à lui au moins qu’ils le fassent de façon loyale et non sur la base d’élucubrations folles. « L’ACCROMBESSI Gate » que certains essayent de nous faire avaler, n’existent pas, c’est un pétard mouillé.

C’est à croire que haine contre ACCROMBESSI les a envahis au point d’ensevelir totalement leur discernement. Ils sont devenus fous !!

Longtemps victime expiatoire des turpitudes de ses adversaires politiques gabonais, ACCROMBESSI est aussi devenu aujourd’hui la victime expiatoire des contradictions idéologiques franco-françaises.

Comme toujours on observe le silence légendaire d’ACCROMBESSI….

Qui sont ceux qu’ils protègent, Qui sont ceux qu’ils préservent et jusqu’à quand ce don sacrificiel de sa personne perdurera-t-il ?

Hermann Nguema – Journaliste indépendant (Contribution)Auditeur lors du Forum citoyen des 9 et 10 octobre 2015.

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