L’affaire défraie actuellement la chronique au Burkina Faso. Tout récemment, le Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et du Peuple (MBDHP) a donné une conférence presse où il a indiqué que l’armée burkinabé a commis des exactions lors d’une opération antiterroriste qui s’est déroulée dans le Nord du pays. Il faut dire que cette conférence du MBDHP a provoqué la colère d’une partie de la population.

Depuis 2015, le Burkina Faso est confronté à de nombreux actes terroristes qui ont fait de nombreux morts. Les attaques étaient concentrées dans le Nord du pays avant de se déporter peu à peu vers d’autres zones, notamment la région de l’Est. Différents groupes terroristes mènent régulièrement des incursions armées au pays des hommes intègres. On peut citer, Ansarul Islam, le groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) et l’État islamique au grand Sahara (EIGS).

60 personnes exécutées et des zones ombre

En février, les djihadistes avaient encore endeuillé le Burkina au Nord du pays en tuant 14 personnes. Les premières autorités du pays avaient alors décidé de réagir. Pour répondre à cette action terroriste, l’armée a initié une opération dans 3 localités de la région du Nord, qui consistait à acculer l’ennemi par des raids terrestres et aériens. Au cours de l’opération, l’armée Burkinabé indiquera avoir neutralisé 146 terroristes.

Le MBDHP, après une minutieuse enquête, a notifié que durant l’opération menée par les troupes burkinabè, au moins 60 personnes  ont été exécutés sommairement. ” Nous nous sommes rendus dans les localités indiquées par l’armée pour enquêter, investiguer et nous avons pu constater sur le terrain qu’il y a eu des cas d’exécution sommaire d’au moins 60 personnes sur les 146″ a déclaré Chrysogone Zougmoré, président du MBDHP lors de la conférence de presse.

Selon l’ONG burkinabé, certaines zones d’ombre planent sur l’opération menée par l’armée, Chrysogone Zougmoré livrera ce qui suit: ” On dit qu’il y a eu des combats qui ont conduit à la neutralisation des 146 personnes. Nous avons cherché ces zones de combat, nous ne les avons pas trouvées. Par contre nous avons ramassé une quantité énorme de douilles de balle à proximité des concessions des personnes qui ont été tuées.” Selon le président du MBDHP, il n’y a aucun doute que des personnes ont été exécutées sommairement.

Couper une tête et il en repousse plusieurs

La déclaration de presse n’a pas été bien accueillie sur les réseaux sociaux, où les responsables du mouvement burkinabé sont traités de tous les noms. On leur reproche notamment de discréditer les forces de défense et de sécurité. Cependant, il faut pousser la réflexion un peu plus loin, la lutte contre le terrorisme est un combat de longue haleine, le terroriste a plusieurs visages et il utilise toute sorte de stratégie pour nuire, une de ces stratégies consiste à utiliser les pauvres populations civiles qui subissent des menaces en tous genres. Il faut donc faire très attention et appréhender le problème sous plusieurs formes afin d’éviter de créer des hydres à plusieurs têtes.

3 Commentaires

  1. Quand ses amis de droit de lhomme tuaient les burkinabes ses gense dit rien et ne condane meme pa ses quand on les attaque. Le droit parle

  2. ça craint. Aujourd’hui, même en opération, un soldat est peut être certain que micros et caméras ne sont jamais loin.
    Si les populations se mettent à avoir plus peur de l’armée que des terroristes, ça va donner une situation “à la nigériane”.

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