Entre Israël et la Turquie, les tensions se font vives. En effet, depuis quelques jours, les deux chefs d’états, Recep Tayyip Erdogan et Benyamin Netanyahou ne cessent de s’invectiver. Un échange d’amabilités qui relance ainsi les tensions au sein de la région, déjà bien implantées à cause du problème syrien.

Au cours d’un meeting politique organisé en vue des élections locales du 31 mars prochain, Erdogan ainsi assuré que Netanyahou était le seul et unique responsable du massacre de dizaines d’enfants palestiniens. En outre, ce dernier ira plus loin en qualifiant son homologue de voleur, une référence directe à l’inculpation de Nétanyahou dans le cadre de trois affaires de corruption. Quelques jours auparavant, Ankara n’avait pas hésité à critiquer une première fois Netanyahou, en estimant que l’état hébreu ne prêtait attention qu’à ses citoyens juifs, mettant de côté l’importante communauté arabe.

Israël, accusée de racisme

Le porte-parole du gouvernement turc, Ibrahim Kalin, ira même jusqu’à parler de « racisme flagrant ». Des propos qui n’ont pas du tout été au goût de Netanyahou, qui a répliqué en pointant du doigt les mensonges d’un « dictateur ». S’en prendre à la démocratie israélienne alors que les prisons turques sont remplies de journalistes revêt d’ailleurs, selon ses dires, d’une vaste blague. Sur Twitter, le Premier ministre ira plus loin en accusant Erdogan d’avoir commis un génocide à l’encontre des populations kurdes. Il osera même jusqu’à l’accuser d’occupation, rappelant que la Turquie était implantée au nord de Chypre.

Des tensions sur fond de respect de la religion

Enfin, les deux hommes sont également échangés au sujet du respect des lieux sacrés. Il y a quelques jours, des policiers et des militaires israéliens ont effectivement pénétré au sein des mosquées de l’Esplanade de la Mosquée, à Jérusalem. De nombreux heurts ont effectivement opposé des forces de l’ordre à des manifestants palestiniens. Résultat, ces policiers ont été forcés d’agir. 

Une situation qui a énormément peiné Erdogan, qui se présente comme étant le défenseur numéro 1 de la cause palestinienne. Selon lui, Israël ne peut se permettre de provoquer de la sorte, en attaquant un peuple opprimé et en ne respectant pas les lieux sacrés. « Il vaut mieux qu’il ne se mêle pas de Jérusalem » a simplement répliqué le Premier ministre israélien, rappelant qu’en matière des droits de l’Homme, la Turquie avait elle aussi, beaucoup à faire.

LAISSER UN COMMENTAIRE

SVP saisissez votre nom
SVP, Entrez votre commentaire