Le président nigérian, Muhamadu Buhari remportait en Février, les élections présidentielles  pour un second mandat à la tête du géant pétrolier africain. Deux semaines plus tard, les électeurs étaient appelés à retourner aux urnes pour élire leurs gouverneurs. Une élection stratégique, car d’elle dépendra l’allure de la courbe de gestion territoriale du nouveau président. Seulement ces élections d’abord partielles furent largement tronquées.

Des élections d’abord biaisées

Les élections au Nigéria et notamment celles des gouverneurs ont bien souvent été émaillées d’actes de violence et d’affrontements entre partisans. Aussi la Commission électorale indépendante aurait-elle décidé, rapporte un média nigérian d’être particulièrement rigoureuse au cours de celles de cette année d’autant plus que les principaux partis en lice auraient ensemble convenu et signé une charte de bonne conduite et de promotion de paix au cours des joutes électorales.

La Commission électorale nationale indépendante (INEC) organisait donc les élections pour les gouverneurs dans 29 États, au lieu des 36 que compterait le pays. Les États d’Edo, d’Osun, d’Ekiti, d’Ondo, de Bayelsa, de Kogi et d’Anambra avaient été écartés du processus.

En outre, alors dans l’état de Rivers, région pourvoyeuse de pétrole, les élections étaient pour  «des perturbations généralisées» dans les bureaux de vote et les centres de rassemblement ; à Adamawa, Benue, Bauchi, Sokoto, Kano et dans le Plateau, elles étaient déclarées peu « concluantes ».

Un nouveau coup gagnant pour Buhari

Les élections annulées étaient reprises ce samedi 23 mars. Dans les états pour lesquels elles avaient été annulées. Mais dans l’Etat de Kano, fief du président au pouvoir et deuxième État le plus peuplé du Nigéria après Lagos, des contestations se font entendre. C’est qu’Abdullahi Umar Ganduje, gouverneur sortant de l’État déclaré loin derrière le candidat Abba Kabir Yusuf, du parti de l’opposition le PDP à la première tentative électorale, serait maintenant déclaré vainqueur avec 36 000 votes favorables.

Une victoire d’autant plus controversée que le retour de Ganduje ferait suite à un scandale de corruption éclaté quelques semaines avant les élections, alors qu’une séquence vidéo le montrant acceptant des pots de vin faisait le tour des réseaux sociaux nigérians.

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