Il vole de reconnaissance en reconnaissance. Après le Professeur Albert Tévoédjrè et le centre Théophania , c’est le forum francophone des affaires – le bras économique de la francophonie- qui honore Moïse Kérékou à travers sa plume. Son livre « Union Africaine et processus d’intégration » paru en 2009 en anglais et réédité en français aux Editions Harmattan a reçu le 14 mars 2019 à Bercy, ministère français de l’économie et des finances, le prix du livre économique de la francophonie.

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Le temps n’érode jamais la récompense pour un travail bien fait. Moïse Kérékou peut bien en faire témoignage. Lorsqu’en 2009 il publiait « Union Africaine et processus d’intégration », pour apporter sa contribution intellectuelle à cette union en plein balbutiement, il était à mille lieues de s’imaginer que ce livre le propulserait un jour sous les feux de la rampe en compagnie de grands noms de la finance internationale. Mais c’est dix ans après que ce chef d’œuvre reçoit sa première récompense.

Ce jeudi 14 mars 2019 dans la grande salle de Bercy,il s’était retrouvé avec Michel Candessus, ancien Directeur Général du Fonds Monétaire International(FMI), Jean Claude Trichet, ancien gouverneur de la Banque Centrale Européenne et Bruno Lemaire, ministre français de l’économie et des finances. Ce dernier en était d’ailleurs le parrain alors que les deux premiers étaient membres du jury avec pour Michel Candessus l’avantage d’en être le président. Etaient aussi présents à cette cérémonie riche en couleur Bruno Mettling, PDG de Orange MEA, Steve Gentili, PDG de la Bred-Banque populaire et bien d’autres.

Cette récompense qui est l’une des plus prestigieuses de l’espace francophone est loin d’être une de pacotille. Créé par l’Association des Anciens Elèves de l’Institut de Haute Finance, le prix Jean Turgot du meilleur livre d’économie financière présidé par Jean-Louis Chambon est décerné depuis 2008. Il est décerné chaque année pour encourager les auteurs et susciter les vocations dans le domaine de l’économie financière où les travaux d’écriture sont lourds et peu récompensés. Il contribue également à la pédagogie économique pour favoriser l’accession d’un grand public à l’économie financière.

Pour atteindre le graal, le livre de Moïse Kérékou a été trié sur le volet parmi une vingtaine d’ouvrages. Il a franchi avec brio les étapes de la pré sélection et de la sélection. Selon le président du jury Michel Candessus, « le livre a été retenu parce qu’il jette un autre regard sur la politique et l’économie en Afrique. Il fait le lien entre la politique et l’économie et montre comment l’intégration économique peut impacter le développement ». Pour Moïse Kérékou, l’Union Africaine ressemble actuellement à une machine grippée. Il faut donc, pense-t-il, sortir du cadre politique et diplomatique, des diatribes pour s’appesantir sur des facettes scientifiques. Il démontre comment seuls nos États pris individuellement sont faibles face à la machine à broyer de la globalisation et devant les Etats plus puissants comme le Chine, l’Inde, les Etats Unis…

Il affirme qu’à l’heure actuelle, les conflits, le terrorisme et les enjeux liés à la monnaie ne peuvent trouver solution que dans les grands ensembles intégrés. Il stigmatise la faiblesse de l’Union Africaine et propose un remède efficace pour accélérer le processus d’intégration en cours sur le continent.

Un homme qui honore sa nation

La récompense reçue par le premier livre de l’ambassadeur Moïse Kérékou n’est pas un le fruit du hasard. Elle vient couronner un parcours professionnel élogieux et renforce le capital d’estime et la côte de confiance dont ce jeune, à peine quadragénaire, bénéficie aussi bien au Bénin qu’à l’international. D’ailleurs apprend-t-on de sources concordantes, il postule bientôt pour un poste international.

Ancien ambassadeur plénipotentiaire de la république du Bénin en Turquie, il a été fait le 17 août 2018 ambassadeur de la paix et du dialogue interreligieux par l’Initiative africaine d’éducation à la paix et au développement par le dialogue interreligieux et interculturel du Professeur Albert Tévoedjrè. Depuis, il se bat pour la culture de la paix à travers diverses initiatives privées dont certaines prennent déjà corps.

Dans un contexte politique national actuel très tendu, son discours et ses œuvres peuvent apparaître comme de vraies solutions de sortie de crise. Il est le premier Béninois à inscrire son nom au palmarès de ce prestigieux prix. Humaniste, président du Mouvement pour la relève(MPR), Moïse Kérékou a aussi écrit un dernier livre intitulé «  le manifeste de la relève » paru en 2016 aux éditions Fitila et dans lequel, il fait un bon diagnostic du sous développement, fait des propositions et demande aux africains de se libérer de la pauvreté mentale.

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