Le président nigérian Muhamadu Buhari, réélu récemment, avait promis en 2015 d’en finir avec l’organisation terroriste Boko Haram et ses six ans de règne de terreur. Seulement quatre ans plus tard le groupe est toujours en activité et se serait entre temps ramifié. Ce vendredi encore, l’organisation frappait à Dangala une localité aux alentours du lac Tchad et faisait 23 morts parmi les soldats en mission sur le terrain.

Une recrudescence des attaques

Selon les sources journalistiques qui rapporteraient l’évènement, l’on ignore encore la faction de l’Organisation auteur de l’attaque. Cependant, le fait est que la principale force d’insurrection dans la région du lac Tchad, est la province de l’État islamique d’Afrique de l’Ouest (ISWAP). La région du lac Tchad étant  une zone transfrontalière à cheval sur les pays du G5 sahel ; Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad. Aussi d’un commun accord en 2017, ces pays décidèrent-ils de mettre sur pied une force conjointe forte de 5000 hommes en vue de mutualiser leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme dans la région.

Seulement, depuis sa mise sur pied la force peine à se déployer de manière efficace, surtout qu’elle est fortement dépendante de subsides de bailleurs de fonds étrangers aux états constitutifs et dans une grande part français. Aussi son influence sur les actions de ISWAP serait, selon la presse internationale, plutôt relative. Et si les forces nigériennes annonçaient avoir le 12 dernier avoir éliminés une trentaine de terroristes. Les 23 soldats de vendredi s’ajoutent aux 16 soldats tués en Février et mars dernier portant le nombre de soldats tués à une quarantaine depuis le début de l’année.

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