Autoproclamé président du Venezuela par interim, Juan Guaido s’est fait piéger par deux russes, qui se sont fait passer auprès de lui pour le président suisse, Ueli Maurer. L’objectif de cette blague ? Tourner en dérision le combat mené par Guaido en lui faisant croire que le gouvernement suisse était prêt à collaborer avec lui, dans l’immédiat.

Vladimir Kouznetsov et Alekseï Stoliarov se sont ainsi fait passer pour le président Maurer. Le 20 février dernier, ils entrent ainsi en contact avec Guaido, après avoir établi la date et l’heure de leur entretien avec l’ambassadeur du nouveau gouvernement vénézuélien. L’entretien lui, aura soit lieu sur WhatsApp, soit sur Skype, afin d’éviter d’être mis sur écoute. Vient alors le moment de cet improbable meeting.

Deux russes piègent Juan Guaido

Se faisant passer pour Maurer, l’un des deux hommes assure que la Suisse est prête à geler les comptes de Maduro. Pour cela, Guaido doit envoyer une lettre aux autorités afin d’entamer le processus. Le prankeur dicte alors le contenu de la lettre, qui devra être envoyée à une fausse banque, renommée pour l’occasion, la « Lexus Vovanial Bank Ltd ». C’est cette même banque qui renfermerait l’argent de Maduro.

Visiblement très satisfait de son coup, Guaido convoque alors la presse et révèle aux médias vénézuéliens et du monde entier qu’il venait de s’entretenir avec les dirigeants Suisse. Toutefois, les officiels eux, ont démenti ces informations, assurant qu’en aucun cas ils n’étaient entrés en contact avec Guaido au sujet du gel des avoirs de Maduro. Face à ce couac, les deux compères russes vont alors contacter l’émissaire des États-Unis pour le Venezuela, Elliott Abrams, lui assurant que ce démenti faisait partie de la stratégie. Selon eux, Guaido ne devait rien communiquer à la presse afin que les membres du clan Maduro ne voient pas rouge et retirent leur argent de Suisse au plus vite.

Moqués, Abrams et Guaido ne réagissent pas

Convaincu, Abrams assurera que rien de tel ne se reproduirait. La conversation a ensuite été redirigée vers la fameuse lettre. Celle-ci sera alors rédigée en espagnol et en anglais avant d’être signée de la main de Guaido. Officiellement envoyée à la « Lexus Vovanial Bank Ltd », celle-ci n’arrivera, bien évidemment, jamais à bon port. Tournés en dérision, le président par intérim et l’émissaire américain n’ont pas réagi à ces révélations. 

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