Longtemps considérée comme une université d’excellence, l’université publique Gaston Berger de Saint Louis est de nouveau secouée par des grèves et des actes de vandalisme dans les locaux administratifs. Le rectorat incendié par des étudiants en mai dernier a été hier encore attaqué par des étudiants. Les autorités centrales ont convoqué les différentes parties pour éviter de futurs dérapages.

Une situation tendue depuis le meurtre d’un étudiant

La situation de l’université Gaston Berger se dégrade une nouvelle fois faisant resurgir les souvenirs des dernières crises violentes que l’établissement a traversé en mai 2018. Ces affrontements s’étaient soldés par un incendie volontaire du rectorat après la mort d’un étudiant nommé Fallou Sène. Dans un communiqué hier, la Coordination des Etudiants de Saint Louis (CESL) se défend face aux des accusations du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES). Pour les échauffourées notées hier, elle soutient “qu’il n’a jamais été question de saccages, de menaces ou d’attaques physiques“.

Le gouverneur pour une solution

La CESL ajoutera qu’ils ont prélevé des eaux usées qui occupent la devanture de leur restaurant pour en verser dans les locaux du rectorat en plus de bloquer la route nationale N2. Ils expliquent leur réaction par l’absence de réponses des autorités du campus après leurs multiples négociations “depuis des semaines” pour venir à bout des eaux usées qui les envahissent. Face à la situation, le SAES a décrété une grève de 72 heures. Le gouverneur a pour sa part convoqué les parties pour venir à bout de ce problème.

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