En avril 2014, près de deux cents filles dans le Nord du Nigéria étaient enlevées par l’organisation terroriste islamiste Boko Haram. Un enlèvement qui avait fait grand bruit et mis le gouvernement du président Goodluck dans une très mauvaise posture. En 2017, deux ans après l’arrivée au pouvoir du gouvernement Buhari, plusieurs dizaines de ses filles étaient  libérés. Pour l’ancien porte-parole de Jonathan, le président Buhari n’avait fait que céder aux exigences des terroristes.

Une rançon pour un succès politiques

Le président nigérian fraîchement réélu, réitérait, ce samedi, rapporte la presse nationale, aux familles dans le nord du pays qui avaient leurs filles encore aux prises du groupe islamiste Boko Haram ; sa volonté farouche d’œuvrer à sortir des griffes le reste des filles de leur captivité longue ce 14 avril de de cinq années.  Dans une déclaration, Garba Shehu, assistant spécial en chef pour les Médias et la publicité, stipulait que le président Buhari, conscient de la confiance à lui accordé par « population de Chibok » en votant « massivement » pour lui, « ne se reposera pas tant que les autres réunis avec leurs familles (…)Bien que son gouvernement ait jusqu’à présent réussi à ramener 107 filles ».

Cependant, dans un post ce dimanche sur sa page twitter, Bemigho Reno Omokri, porte-parole de l’ancien chef d’Etat Goodluck Jonathan, avocat et auteur,  criait au mensonge et à l’intox ; « Cher Président M. Buhari, C’est la malhonnêteté portée à son paroxysme. Vous n’avez ramené aucune des filles de Chibok. Vous avez payé une rançon à Boko Haram pour libérer les filles. ». L’avocat ajoutait en outre que ces fonds auraient permis au groupe djihadiste de s’armer. En Mai 2017,  le gouvernement du Président Buhari avait déclaré avoir réussi la libération de plus de 80 filles de Chibok après moult tractations avec le groupe terroriste et en échange de prisonniers.

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