Toujours en résidence surveillée du côté du Japon, après avoir été libéré sous caution dans le cadre de l’enquête portée à son encontre, Carlos Ghosn continue de se montrer offensif, ne souhaitant pas se laisser faire. Il a d’ailleurs annoncé la tenue, le 11 avril prochain, d’une conférence de presse au cours de laquelle il devrait en dévoiler davantage sur la stratégie qu’il a décidé d’adopter.

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Au même moment, en France, c’est le conseil d’administration de Renault qui s’est réuni, afin de discuter d’un point essentiel, à savoir les conditions financières entourant le départ de son ancien PDG. Quelques heures auparavant, l’homme d’affaires franco-libanais avait annoncé son intention de toucher sa retraite-chapeau, à laquelle il assure pouvoir prétendre. Toutefois, selon le comité, ce dernier ne devrait pas y avoir le droit, ne réunissant pas toutes les conditions nécessaires pour. Ainsi, rien ne devrait lui être versé.

Une rémunération fixe et variable

Dans les faits, il est surtout reproché à Carlos Ghosn de ne pas s’être présenté comme mandataire social au moment de faire sa demande de retraite. Résultat, il ne pourra y avoir le droit. Mais ce n’est pas tout. En effet, la rémunération fixe censée être touché par Carlos Ghosn pour l’exercice 2018, s’élève à 1.000.000 d’euros brut, rémunération à laquelle s’ajoute les 224.000 euros de rémunération variable qu’il a le droit de toucher, ses objectifs ayant été atteints. Toutefois, la CGT a estimé que ce dernier ne devrait pas y avoir le droit.

Renault justifie sa décision

En effet, un salarié lambda, dans le cas d’une incarcération, voit son contrat de travail être automatiquement suspendu. Ainsi, le conseil d’administration va demander à ce que la même sanction soit imposée à Carlos Ghosn. Un nouveau coup dur pour ce dernier qui, au mois de février dernier, a déjà vu ses indemnités de non-concurrence et sa rémunération en action, lui être retirées, soit l’équivalent de 30 millions d’euros. Dans un souci de justification, la marque au losange a ainsi mis en avant les “pratiques contestables et dissimulées” révélées par les diverses enquêtes en cours.

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1 COMMENTAIRE

  1. Représailles par les procureurs japonais.
    C’est le Japon autoritaire actuel.

    A ces nouvelles, l’administration Abe sera en mesure de se cacher des citoyens remarques inappropriées des politiciens du parti au pouvoir.

    Les “experts” du japonais répètent l’excuse habituelle, “les peuples du monde critiquent le Japon parce qu’ils ne connaissent pas le Japon”.

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