La crise électorale au Bénin était au cœur du « Débat africain » d’hier dimanche sur RFI. Pour en débattre Alain Foka avait invité le coordonnateur du Bloc de la Majorité parlementaire Jean-Michel Abimbola , Géraldo Gomez, membre de l’Union Sociale Libérale, Fatoumatou Batoko Zossou , présidente de la plateforme électorale de la société civile , les anciens ministres Lazare Séhouéto et Victor Topanou et Eric Houndété, premier vice-président du parlement.

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Il est d’ailleurs le premier à prendre la parole pour assurer que le plan d’une élection sans l’opposition s’ourdissait depuis deux ans et les députés de la majorité n’avaient aucune gêne à le dire à qui voulait l’entendre. « Ça fait au moins deux ans que ceux de la majorité ont proclamé que les prochains députés seront nommés. Cela nous paraissait un peu surréaliste mais les faits leur donnent raison parce que nous avons compris ce qu’ils disaient.  La crise c’est quoi? (…) Le chef de l’Etat avec son ministre de l’intérieur ont décidé de ne pas donner le certificat de conformité aux partis d’opposition. La crise elle est là. Tout le reste c’est de la mise en scène » croit savoir le parlementaire. Son collègue Jean Michel Abimbola qui est intervenu juste après, a fustigé les propos de l’opposant qui trouve que  la mouvance annonçait déjà et depuis deux ans, une nomination des membres du prochain parlement.

“Intoxications et mensonges”

Pour lui, ce qui « constitue le projet de société » de l’opposition, c’est un cocktail « d’intoxications  et de quelques mensonges ». Dans son agenda, c’est clair, qu’elle ne veut pas aller aux élections. Elle a trouvé des moyens pour complexifier le débat et faire de la surenchère « pour pouvoir amener notre pays à dériver et à arriver à un blocage institutionnel » accuse le député. Géraldo Gomez s’inscrit en faux contre les propos de Jean Michel Abimbola. A en croire ce membre de l’Usl, l’agenda de l’opposition est bien d’aller aux élections. Elle s’est juste trouvée face à un pouvoir qui, se rendant compte que les partis de l’opposition ont pu se conformer à la charte des partis malgré les conditions corsées, a trouvé un moyen pour confisquer les certificats de conformité.

Eric Houndété est justement revenu à la charge pour dénoncer ce certificat de conformité. « Le 1er février, alors que nous étions à un mois du terme où les partis politiques sont appelés à soumettre leurs dossiers de mise en conformité, la Cour constitutionnelle intervient soit disant sur le recours d’un membre de l’opposition que l’opposition ne connaît pas, pour dire que les récépissés que vous avez en main n’ont aucune valeur et qu’il faut que le ministère de l’intérieur vous délivre un certificat de conformité. Le terme dans lequel les partis doivent se mettre en conformité n’est pas arrivé. La loi qui est mise en œuvre prévoit que lorsque vous avez déposé votre dossier et que le ministre n’a pas donné le certificat de conformité, vous pouvez vous plaindre à un tribunal. Lorsque tout ce processus n’est pas achevé comment peut-on estimer qu’un parti politique régulièrement enregistré qui tient son récépissé d’existence, que ce parti n’ira pas aux élections » s’interroge l’honorable Houndété. Il rappelle par ailleurs que l’ancienne charte des partis dit qu’il faut 12 mois pour ce mettre en conformité alors que la nouvelle, donne un délai de six mois sachant que les échéances électorales sont proches.

“Le chef de l’Etat est le pyromane qui joue aux sapeurs-pompiers”

Pour l’ancien ministre Lazare Séhouéto, aujourd’hui conseiller de Patrice Talon, il est tout à fait normal que la Cour exige le certificat de conformité en plus des récépissés, parce qu’il faut donner la preuve qu’on s’est conformé à la charte des partis politiques. « La décision de la Cour, c’est une modalité pratique de gestion de l’article 56 de la charte » explique-t-il. De l’avis du député Eric Houndété , c’est plus que clair que ce certificat de conformité a été brandi pour empêcher les partis d’opposition d’aller aux élections.

Il ne fallait même pas ajouter foi aux propos du chef de l’Etat qui disait dans un premier temps, souhaiter des élections inclusives en demandant au parlement de trouver une issue à la crise. « On aurait pas pu s’entendre parce que le chef de l’Etat ne voulait que ses deux partis politiques privés aux élections (…). Le chef de l’Etat est le pyromane qui joue aux sapeurs-pompiers. Il sait très bien que la solution au problème ne se trouvait pas à l’Assemblée nationale » a-t-il déclaré.

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4 Commentaires

  1. Porter beau, goût du luxe, richesse faramineuse d’origine bien connue, parler aisé doublé d’un esprit calculateur et impitoyable à l’endroit de ceux qu’il considère comme des adversaires : TALON serait-il le MOBUTU en devenir de l’Afrique de l’Ouest ?

  2. Hein !!!
    Houndété ; tu n’as plus de travail.
    Quitte dans ça.
    Le trésor public en a assez de financer ton train de vie
    Le Plombier aussi
    Je passais
    Le Plombier

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