La libération de l’ancien maire de Dakar était à l’ordre du jour depuis la réélection du président Macky Sall. Beaucoup espérait que le président réélu gracie l’ex député pour asseoir les bases d’un “dialogue national” qu’il a de nouveau lancé lors de la cérémonie de prestation de serment de ce mardi. Contrairement aux attentes Khalifa Sall ne fait pas parti des 1066 détenus graciés hier par le président.

Grâce pour concrétiser le dialogue national

Une grâce présidentielle en faveur de Khalifa Sall était annoncée dès lundi par le journal l’Observateur. Cette décision était d’autant plus attendue que les sorties dans ce sens se sont multipliées dernièrement. On se rappelle que le jour suivant l’appel au dialogue, le médiateur de la République Aloune Badara Cissé déclarait qu’il “est impérieux, pour donner corps à cet appel, que notre ami et frère Khalifa Sall puisse retrouver sa vieille mère, sa famille et sa dignité“.

Khalifa Sall “n’écrira jamais une demande de grâce”

Les sympathisants de l’ancien maire ou “khalifistes” ont été moins conciliants dans leur propos en exigeant la libération sans condition de leur leader. Ainsi l’actuel maire de la commune dakaroise Mermoz-Sacré Coeur, Barthélémy Dias dira que ledialogue n’est possible que si “la prise d’otage exercée sur Khalifa Sall cesse“. Sur une potentielle grâce présidentielle, un autre proche de Khalifa Sall, Moussa Tine, soutenait, dimanche, sur une chaîne de télévision privée que le maire “n’écrira jamais une demande de grâce“.


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