Ghassan Salamé, envoyé spécial de l’ONU pour la Libye tape du poing sur la table. En effet, ce dernier a décidé de pointer du doigt le « mythe européen » selon lequel l’Afrique du Nord serait le point de ralliement et de passage pour tous les migrants souhaitant se rendre du côté de l’Europe.

Selon ce dernier, ces réfugiés sont loin d’être ceux correspondant à l’image que la société veut donner d’eux. Au contraire, même, très souvent, ils sont des milliers à ne pas vouloir franchir la Méditerranée. « Ils cherchent du travail, en Libye » notamment qui, selon les chiffres avancés, a employé jusqu’à 3 millions d’expatriés au même moment. De quoi donner quelques perspectives intéressantes pour ces personnes qui souhaitent s’installer et débuter une nouvelle vie.

La Libye, pour se reconstruire grâce aux réfugiés

Toujours selon ses dires, c’est d’ailleurs sur ces réfugiés qu’il faut capitaliser. Aujourd’hui, si la Libye est en proie à une grave crise économique, sociale et politique, ce sont ces personnes qui permettront au pays de se relever. « Ils veulent que la paix se réinstalle en Libye et ils veulent y travailler » a-t-il ainsi ajouté, tentant de briser le mythe de l’étranger qui ne souhaite qu’une seule chose, se retrouver en Europe.

Tripoli, loin d’être la “plaque tournante” dénoncée

Sur les 700.000 étrangers actuellement recensés en Libye, ils ne seraient ainsi que 5% à vouloir passer de l’autre côté. Une sortie qui vient donc contredire les discours politiques, notamment tenus par les extrêmes qui qualifient Tripoli de « plaque tournante » du trafic de migrants. Aujourd’hui, les chiffres officiels tendent d’ailleurs à valider ce constat, 23.485 arrivées en Europe provenant de cette même route, ayant été enregistrées par les autorités européennes. Une baisse de 80% par rapport a 2016.

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