La présidente Dynamique du changement pour un Bénin debout (DCBD), Célestine Zanou a tenu une conférence de presse, ce mercredi 10 avril 2019 à son domicile à Abomey-Calavi, pour invite le président de la République à user de ses prérogatives pour préserver la paix en organisant des élections législatives inclusives.

Un danger plane sur la paix au Bénin en cette période préélectorale. C’est pourquoi, la présidente de la Dynamique du changement pour un Bénin debout (DCBD) a rompu avec le silence pour appeler tous les acteurs à trouver le consensus. Elle relève que c’est pour la première fois que «la communauté internationale est si préoccupée par l’organisation d’une élection au Bénin». «C’est un signe avant-coureur qui n’augure pas d’un lendemain meilleur», précise-t-elle. Pour la présidente, le vide qui se profile est plus grave que le retour aux anciens textes avec une mise entre parenthèses de la réforme système partisan et du code électoral ainsi que des actes subséquents notamment les congrès de dissolution des partis politiques ayant constitué les blocs.

Il importe donc que le président de la République aille jusqu’au bout de son initiative du 6 mars 2019 où, en toute responsabilité, il fit constater à la classe politique, au peuple béninois et à la communauté internationale, que la réforme est inapplicable en l’état et qu’il faille la corriger sans violer la constitution de notre pays. Cela appelle à rouvrir le débat à l’assemblée. Et en cas de nouvel échec, la présidente Zanou relève que le Président Patrice Talon prendra ses responsabilités au regard des articles 41, 53 et 59 de la constitution.

Car, «la démocratie est une culture et l’alternance son expression», et «l’organisation des élections n’est pas toujours le signe d’une bonne santé démocratique».  Alors, l’heure n’est donc pas au démarrage d’une campagne électorale aux allures de provocation et porteuse d’instabilité. L’heure est à la préparation des dossiers dans tous les camps et dans un très bref délai, au resserrement du calendrier électoral par la CENA pour l’organisation d’élections législatives libres, et inclusives. L’heure est à la recherche de la paix pour sauver le peuple béninois et sa démocratie.

Des motifs de non applicabilités des lois

La présidente de la DCBD fait remarquer que le code électoral entré en vigueur le 9 octobre 2018 n’a totalisé les 6 mois d’existence qu’hier 9 avril 2019. Donc «au 26 février 2019 date de clôture du dépôt des dossiers à la CENA où ce code est appliqué aux partis politiques, il ne totalisait pas les 6 mois requis par le protocole de la CEDEAO». De plus, la charte des partis politiques entrée en vigueur le 17 septembre 2018 n’a totalisé les 6 mois d’existence que le 17 mars 2019. Ce qui veut dire qu’à la date du 26 février 2019, date limite de déclaration des candidatures à la CENA, elle ne totalisait pas encore les 6 mois. Donc ne pouvait être opposée aux partis politiques. Et donc, la priorité est de faire en sorte de réunire les conditions pour des élections inclusives afin de préserver la paix.

6 Commentaires

  1. Les pseudo juristes vont dire que toutes les lois sont conformes à la constitution donc, qu’il faudrait que les partis y conforment.

    Alors que ces lois sont contraires à notre constitution, car elles violent les engagements internationaux de notre pays le Bénin, et mettent à l’écart l’autre partie de la compétition. Donc, il n’y a pas compétition.

    Sans compétition, il n’y a pas de démocratie. Et la démocratie est consacrée par notre constitution, toute loi contraires à la lettre et à l’esprit de la constitution est nulle et de nul effet.

    Mais au pays de la rage et de la ruse, ils ne connaissent pas ce qu’on appelle la légalité.

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