A quelques jours des législatives du 28 avril prochain, l’opposition continue de proclamer urbi et orbi qu’il n’y aura pas d’élections sans elle. Est-ce la politique de pire ? Rfi a posé la question ce matin à Jean-Baptiste Elias. Pour le président du Front des organisations nationales contre la corruption (Fonac), personne ne souhaite le pire pour le pays mais le fait d’empêcher ces opposants d’aller aux élections est un argument qu’ils peuvent utiliser « pour faire ce que nous ne souhaitons pas. Hélas ».

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Il a par ailleurs reconnu que le calme qui prévaut au Bénin « est trompeur ». « Il y a une formule simple qui dit : « frustration+ frustration = détonation. Personne ne peut préjuger de ce qui va se passer » assure-t-il. Au niveau du peuple, l’inquiétude est palpable poursuit le patron du Fonac. Personne ne veut d’un parlement monocolore de son point de vue. Sauf ceux qui ont intérêt à y aller. « En dehors de ceux-là, personne ne vous dira ici, au Bénin : « Moi, je veux un Parlement monocolore » martèle M Elias. Pour lui, on ne sait jamais quand ça commence, jamais quand ça fini.

Si l’opposition est battue, elle se rangera

Il faudrait donc permettre à l’opposition d’aller aux élections. Si elle est battue, elle se rangera estime l’invité Afrique de RFI. Il ajoute que la société civile ne se ralliera pas à l’appel à manifester des partis hostiles au régime. « Non, non… Il n’est pas question pour nous autres d’appeler à manifester. Nous ne sommes pas dans des partis politiques, ni de la mouvance ni de l’opposition. La société civile ne peut qu’exhorter les uns et les autres au calme pour qu’il y avait la paix dans le pays » a-t-il déclaré.Les élections législatives auront lieu le 28 avril prochain avec probablement les deux blocs pro-Talon.

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