Le chef de l’opposition camerounaise Maurice Kamto, qui fait face à plusieurs accusations, dont l’hostilité contre le pays et l’offense contre le président de la république, voyait ce mardi, une seconde fois sa demande de libération rejetée. L’homme était arrêté en février. Ainsi plusieurs de ses partisans et membres de l’instance dirigeante de son parti ont fait des manifestions de protestation contre le résultat des urnes des élections présidentielles.

Kamto restera en prison

L’opposant à l’actuel chef d’état camerounais, Paul Biya, était interpellé avec  six de ses compagnons après des manifestations organisées par son parti et ses partisans dans plusieurs villes du pays, le 26 janvier dernier. La presse camerounaise et internationale avait alors fait état de nombre de violations de procédures et de formes pendant leur arrestations, leurs gardes à vue et enfin leur emprisonnement.

Le 07 Mars, M. Kamto et ses codétenus entamaient une procédure en Habeas Corpus et demandaient leur libération immédiate pour vice de procédure. Une demande qui aurait été rejetée. Les avocats de l’opposant firent donc appel de la décision avec la condition sine qua non que l’audience soit publique. Pour l’audience en appel prévue ce mardi, la Cour d’appel aurait fait savoir à Maurice Kamto et ses co-accusées  que l’audience se déroulerait à huis clos, une situation à laquelle les détenus répondaient en refusant de se présenter au procès.

« Le Président élu ne comparaîtra pas ce jour dans la suite de la procédure judiciaire politisée contre lui. Il en est de même pour ses alliés » publiait sur les réseaux sociaux, le porte-parole de Maurice Kamto, Olivier Bibou Nissack. La cour d’appel entérinait la décision prononcée en première instance, « en dehors de tous débats » rapporte la presse internationale, et rejetait la demande de libération de l’homme politique camerounais.

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