La pression s’accentue sur les épaules de Nicolás Maduro. En effet, le président vénézuélien, toujours aussi contesté, a appris mercredi que Washington avait imposé de nouvelles sanctions à l’encontre de son pays. Une manœuvre qualifiée d’illégale et immorale par le principal concerné.

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En effet, mercredi dernier, l’administration Trump a confirmé qu’une nouvelle série de sanctions imposées à l’encontre de la banque centrale vénézuélienne avait été prise. Dans les faits, ces sanctions visent à empêcher le gouvernement Maduro d’utiliser la BCV afin de piller les citoyens et exploiter les institutions afin d’enrichir les « initiés corrompus ». Résultats certains comptes sont directement bloqués, gelés. Des sanctions qui ont été confirmées il y a quelques jours par le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton.

Une série de sanctions qui font réagir Caracas

En guise de réponse, Maduro a décidé de plus de montrer les crocs. Ainsi, malgré la pression qui s’accentue sur ses épaules, ce dernier a assuré que le Venezuela se relèverait, encore plus fort, de cette nouvelle attaque. Toutefois, le futur s’assombrit pour Caracas qui est déjà soumise à des restrictions afin d’accéder à des fonds vénézuéliens dispersés dans des banques européennes. En outre, à partir du 28 avril prochain, le pays devra également faire face à un embargo américain sur son pétrole.

Le gouvernement Maduro a également pris le temps de tacler l’impérialisme américain et notamment le président Trump, accusé de vouloir renverser le Venezuela. Ainsi, selon le ministre des Affaires étrangères, cette nouvelle manœuvre vise à déstabiliser le peuple vénézuélien et constitue très clairement une « atteinte à la paix et à la stabilité » du pays. C’est d’ailleurs à ce titre que l’administration Trump a été pointée du doigt, accusée de vouloir renverser la démocratie afin de « recoloniser » le pays.

Le FMI prévoit une année catastrophe pour le Venezuela

Du côté Américain, les sanctions sont pleinement assumées même si Washington a confirmé que les transactions courantes par carte de débit et de crédit seront toujours disponibles. Les transferts d’argent entre particuliers seront également accessibles. Une manière pour les USA de ne pas empirer la situation en visant directement les citoyens. Toutefois, ces sanctions pourraient bien aggraver les prévisions économiques du FMI, qui a d’ores et déjà annoncé une chute du PIB à hauteur de 25% pour 2019, une hyper-inflation à hauteur de 10.000.000% et un taux de chômage à 44,3%.

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