Le ‘’Faso DanFani’’ est un tissu de coton tissé fabriqué au Burkina Faso. Un textile à base de coton pareil que tout autre ; mais  ce qui rendrait ce tissu spécial serait la connotation sociopolitique l’entourant. en 1983, le président Thomas Sankara faisait de ce textile, fait de coton local et produit localement un symbole de l’identité nationale. Trente ans plus tard, il devenait une ‘’marque collective’’.

Le Faso Danfani, un produit à l’Exportation….

L’ancien président Thomas Sankar déclarait en 1986 que « Porter le DanFani est un acte de défi économique, culturel et politique à l’impérialisme », une manière pour ce panafricaniste de fédérer autour d’une production nationale et d’un  code vestimentaire, les forces vives de la nation fraichement émancipée de la tutelle colonialiste. Mais également souligne, la presse burkinabé, de promouvoir une source potentielle d’emplois et le développement de productions nationales ; Comme le coton local est utilisé dans la fabrication du coton Faso DanFani, en achetant le tissu, vous soutenez non seulement les tisserands et les créateurs, mais également l’industrie cotonnière.

Comme l’ancien président Sankara, le président Rock-Marc C. Kaboré aurait lui également choisi de porter Faso DanFani lors de toutes ses apparitions, en particulier lors de voyages internationaux officiels. Fin 2017, le Faso DanFani devenait le code vestimentaire obligatoire pour toutes les cérémonies officielles. Jusqu’à cette année où la phase nationale du processus de labellisation se serait achevé  la définition du logo officiel du tissu, des motifs pouvant y figurer et des critères de fabrication.

« il y a de la cotonnade dans d’autres pays mais il n’y a pas de Faso Danfani ailleurs qu’au Burkina Faso (…) c’est après avoir validé ces instruments qu’on peut dire que ceci c’est du Faso Danfani et cela ne l’est pas » précisait le ministre burkinabè du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, à l’occasion de la présentation officiel du logo retenu. suite à cette phase nationale, suivra le processus de labellisation devant l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle, avec à l’orée 2020, la sécurisation de 30 000 emplois  et de près de 7 milliards de FCFA de chiffres d’affaires.

LAISSER UN COMMENTAIRE

SVP, Entrez votre commentaire
SVP saisissez votre nom