Bruno Le Maire le reconnaît, les Américains ne semblent pas vraiment être en faveur du mécanisme européen de compensation financière Instex, censé permettre la poursuite des transactions commerciales entre Téhéran et l’Union européenne, sans avoir à passer par le dollar. Résultat, Washington exercerait des pressions “très forte et très directe” sur les acteurs actuellement engagé dans ce processus.

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Dans les faits, Instex permettra à Berlin, Londres et Paris de contourner les sanctions américaines imposées à l’encontre de Téhéran après que Washington ait décidé de serrer la vis contre l’Iran et son programme nucléaire. Responsables politiques, administration, personne ne semble être épargné par les Américains qui souhaitent absolument isoler son ennemi numéro un. D’ailleurs, les réponses successives de l’Iran à Washington n’aident en rien, si ce n’est à attiser les tensions.

L’accord sur le nucléaire, pour tout changer

L’Iran menace sans cesse de sortir de l’accord sur le nucléaire, ça ne facilite pas la possibilité d’échanges commerciaux, confirme d’ailleurs le ministre français de l’Economie. Selon lui, ce partenariat Intex ne peut d’ailleurs se faire que si l’Iran reste au sein de l’accord sur le nucléaire signé en 2015. Une manière pour l’Européenne de, elle aussi, mettre un peu de pression sur Téhéran.

Bruno Le Maire milite pour une Europe souveraine

D’ailleurs, ce partenariat n’est en rien une aide proposée à l’Iran. Dans les faits, l’Union européenne souhaite rester souveraine et ne pas dépendre des États-Unis. “Nous voulons être souverain sur nos relations commerciales et décider librement avec quel État nous faisons du commerce” a ainsi continué Bruno le Maire, adressant donc un message à Washington.

L’Iran a toutes les cartes en main

De son côté, l’Iran voit d’un bon œil ce partenariat, même si, récemment, le président Rohani a mis en garde les acteurs de l’accord sur le nucléaire, leur donnant 60 jours afin que les promesses de protéger l’Iran contre les sanctions américaines soient mises en place. Si cela ne se passe pas comme prévu pour Téhéran – l’Union européenne a d’ores et déjà balayé d’un revers de la main ces menaces – la possibilité d’une sortie totale de l’accord sur le nucléaire et donc la fin d’Intex, fait partie des possibilités envisagées.

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