Casimir Kpédjo, le directeur de publication du journal Nouvelle Economie, interpellé 18 avril 2019 et libéré sous convocation après sa présentation au juge de la CRIET au Bénin, n’est pas d’avis avec ses confrères qui prennent cette interpellation comme une menace. C’est une réalité politique, un passage obligatoire.

Casimir Kpédjo est l’invité du jour de Soleil Fm ce 3 mai, journée mondiale de la liberté de presse. Pour lui, les interpellations de journalistes par le parquet, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) ou autres juridictions compétentes sont des réalités politiques auxquelles le professionnel des médias doit s’attendre.

«C’est un passage obligatoire pour tout journaliste. Il doit pouvoir se mettre dans la tête qu’à tout moment, il sera confronté à cette réalité politique. Vous devez pouvoir savoir qu’un jour viendra où quelqu’un ne va pas vouloir forcément entendre ce que vous êtes en train de dire» affirme le journaliste.

Le journaliste comme l’or

Elles, ces interpellations, ne doivent pas être considérées comme des menaces, selon le Dp de Nouvelle Economie. «Aller à la CRIET ce n’est pas une menace» soutient-il. Au contraire, il est d’avis que le succès du journaliste passe par la « case tribunal ».

« Avant que l’or ne soit or, il faut forcément qu’il passe dans un feu ardent de 1500 degré » avance-t-il. Casimir Kpédjo ajoute que le journaliste doit se comporter comme un soldat ; une fois devant les juridictions, il doit pouvoir convaincre en apportant des preuves compte tenu de ce qu’on lui reproche.

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6 Commentaires

  1. Apparemment son esprit a été chloroformé pendant sa garde à vue. Au fait on voit bien que ce journaliste n’a pas de carapace…

  2. Ils nous l’ont azimuté le petit au visage poupin.
    Laisse tomber garçon, on t’a compris. Tu n’as plus besoin de te rouler par terre.

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