Depuis quelques jours, plusieurs sources semblent se contredire. En effet, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves le Drian a insisté sur le fait que les deux otages Patrick Picque et Laurent Lassimouillas s’étaient rendus dans une zone relativement dangereuse, puisque classée rouge. Or, de nombreuses voix ont rappelé que la zone est devenue « rouge » neuf jours seulement après l’enlèvement des deux hommes.

Le mal étant fait, l’un des deux otages libérés a fait son mea culpa face à la presse. Selon lui, les deux auraient dû mieux rendre en compte les « recommandations de l’État et la complexité de l’Afrique », au moment de préparer leur séjour. Toutefois, les deux hommes étaient-ils en tord ? Le parc de la Pendjari est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2017. Considéré comme étant l’une des plus grandes réserves d’Afrique de l’Ouest, le parc jouit d’une excellente réputation malgré sa localisation. Depuis près de 30 ans, ce dernier se trouve d’ailleurs dans de nombreux guides touristiques.

Confusion autour de la couleur des zones

Classée orange au moment de leur départ, la zone était ainsi déconseillée sauf en cas de raison impérative. Un constat qui vient contredire les déclarations du ministre Le Drian. Le Lodge dans lequel les deux hommes résidaient était lui aussi dans la partie orange alors que le tiers sud du parc était lui, classé en jaune, soit en « vigilance renforcée ». La question de savoir si les deux hommes étaient vraiment en tord, se pose alors. En effet, le tourisme ne fait pas partie des « raisons impératives ».

Les trois hommes ont flirté avec la frontière burkinabé

En outre le safari entamé par les deux hommes auraient eu lieu dans la zone rouge du parc, soit la zone fortement déconseillée. La voiture du guide et des deux hommes a d’ailleurs été retrouvée non loin de la frontière burkinabé. Si le lieu du kidnapping n’est pas tout à fait connu, il apparaît clair que les trois personnes présentes ce jour-là ont flirté avec les limites. En revanche, les touristes ont effectivement le droit d’aller où ils le souhaitent, Paris n’ayant pas la possibilité d’interdire à ses ressortissants de se rendre dans les zones à risques.

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