Abou Mohammad Al-Jolani, chef de l’organisation djihadiste Hayat Tahrir Al-Cham (Organisation de libération du Levant) a récemment appelé dans une vidéo, à prendre les armes. L’objectif de ce dernier était de rallier des combattants à sa cause, à savoir, celle de défendre Idlib, bastion de l’organisation terroriste, situé nord de la Syrie.

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La province elle, est, depuis le mois d’avril dernier, visée par de très nombreux bombardements. Russie et Syrie se sont ainsi alliées en vue de contrôler le sud de la province. L’objectif annoncé lui, est de réussir à faire partir les terroristes. Une situation qui inquiète forcément les représentants de l’Organisation de libération du Levant, qui a décidé de monter au créneau afin de rallier le plus de monde possible à sa cause.

Idlib, bombardée

Selon Al-Jolani, Russie et Syrie n’ont pas respecté l’accord censé faire de la province d’Idlib, une « zone tampon ». Résultat, celui-ci a ajouté qu’il n’était possible de faire confiance, « qu’aux djihadistes et à la force militaire ». La vidéo elle, a été réalisée dans une petite campagne de la province de Hama. Assis dans l’herbe, Al-Jolani mène ce qui ressemble une interview. Un air professionnel qui n’a toutefois que très peu de chances de convaincre.

En effet, la zone est largement visée par la coalition russo-syrienne qui a déjà réussi à reprendre le contrôle de plusieurs villes. Les djihadistes refusent toutefois de se retirer de cette « zone tampon », estimant que l’accord n’a jamais été vraiment respecté. Résultat, des milliers de personnes sont déplacées afin de fuir les violences des combats. Selon l’ONU, ils ont été 180.000 à quitter la province d’Idlib entre le 29 avril et le 9 mai dernier, tandis que 120 personnes auraient trouvé la mort.

La Russie, sommée de quitter le pays

Afin de justifier leurs actions, la Russie et la Syrie accusent les troupes djihadistes d’avoir en tant que cible numéro une, la base aérienne russe située à Hmeimim, à l’ouest de la région. Un constat partagé par Al-Jolani qui a récemment assuré que les combattants de son organisation étaient parfaitement en droit de viser et frapper « cette base qui cause la mort de femmes et enfants ». Seule solution pour que celle-ci ne soit plus prise pour cible ? La fin de la coalition entre Moscou et Damas. 

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