La France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne, la Belgique et les Etats-Unis se sont opposés à l’organisation d’une réunion du Conseil de sécurité demandée par la Russie ce lundi. Cette initiative de Moscou avait pour but d’inviter les membres de cette instance de décision de l’ONU à se pencher sur l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi sur la langue en Ukraine. Mais une objection soulevée par l’ambassadeur de France aux Nations Unies François Delattre a induit un vote de procédure.

Moscou soupçonnée de vouloir mettre en difficulté le président Zelensky

Sur les 15 pays membres du Conseil de sécurité des Nations Unies, six ont voté contre la tenue de la réunion. Il s’agit du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne, de la Pologne, des Etats-Unis et de la Belgique. Parmi les pays favorables à cette conjonction, il y avait la Russie , Chine, Afrique du Sud, République dominicaine, Guinée équatoriale. Ils étaient donc au nombre de 5. L’Indonésie, la Côte d’Ivoire, le Pérou et le Koweït ont préféré s’abstenir.

Si selon la lettre de l’ambassadeur russe à l’ONU Vassily Nebenzia, le motif de la demande de la session est pour traiter de « l’usage de l’ukrainien comme langue nationale », le représentant de la France à l’ONU estime que la réunion a été demandée « sans préavis » par la Russie. Pour François Delattre le but ultime de cette démarche est de «mettre en difficulté le président » ukrainien Volodymyr Zelensky.

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