Le président autoproclamé a exhorté les Vénézuéliens à manifester contre la répression croissante exercée par le gouvernement sur les personnalités de l’opposition. Ce jeudi, Juan Guaido appelait à des rassemblements sur l’étendue du territoire pour protester notamment contre l’arrestation d’Edgar Zambrano, personnalité de l’opposition et vice-président de l’Assemblée nationale élue démocratiquement. Un appel qui semble n’avoir pas reçu grands échos.

Une vindicte populaire bâillonnée ?

Le 30 avril, Juan Guaido appelait à un soulèvement de l’armée pour renverser le régime en place.  L’appel n’était pas suivi et le régime Maduro, débutait sa campagne de répression ciblée et systématique contre les membres de l’opposition, sans pour autant  s’en prendre directement à Guaido. Des députés étaient désavoués par une ‘’Assemblée nationale constituante’’ acquise au régime en place et plusieurs députés se retrouvaient sous le coup de poursuites de la Cour Suprême du pays pour ‘’Rebellion’’ et ‘’Haute trahison’’. Edgar Zambrano, vice-président de l’Assemblée nationale était appréhendé et, rapporte la presse sud-américaine, transféré au siège de la police militaire de Caracas, Fort Tiuna.

Un ensemble d’évènements qui amenèrent, Juan Guaido, à appeler les vénézuéliens à descendre dans la rue pour dire leur rejet  des mesures prises par la Cour suprême contre les législateurs de l’opposition. L’appel était lancé le jeudi pour ce samedi ; « Ce samedi, nous allons retourner dans les rues pour défendre notre Assemblée nationale » avait déclaré le chef de l’opposition, ajoutant. « Nous défendrons nos courageux députés qui donnent tout pour un pays qui continuera à se mobiliser jusqu’à ce que la liberté soit recouvrée ».

Seulement, rapporte la presse internationale, la mobilisation timorée de ce samedi, ne ressemblerait guère aux mobilisations précédentes. Seulement quelques milliers de manifestants auraient répondu à l’appel, au point pour le leader de déclarer au cours de son allocution ; « Nous vivons dans une dictature, Nous n’avons pas l’option de rester chez nous à attendre, mais de continuer à exiger nos droits dans la rue » ; annonçant dans la foulée aux milliers de ses partisans rassemblés sur une place de l’est de Caracas qu’il avait demandé à son représentant diplomatique aux États-Unis, Carlos Vecchio, de rencontrer le commandement SOUTHCOM, en faction dans la région afin de lui demander de coordonner une éventuelle coopération contre la crise nationale.

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