Sale temps pour les dirigeants hongkongais. Pendant que la Chine leur apporte son soutien sur un projet de loi assez technique qui permettrait aux autorités de ce pays de procéder, dans certains cas, à des extraditions de présumés criminels vers la Chine continentale, la population affiche une opposition inédite à cette loi.

Pour la deuxième fois, la cheffe de l’exécutif de Hong Kong a dû faire son mea-culpa sur ce sujet pour désamorcer cette crise qu’a engendrée la proposition de loi. Les excuses que Carrie Lam a présentées d’abord dimanche puis ce mardi à ses compatriotes ne font tout de même pas baisser la tension. Des voix s’élèvent toujours pour réclamer sa démission. 

Des excuses au peuple de Hong Kong

« Je dois assumer personnellement la plus grande part de responsabilité » pour ce qui « a conduit à des controverses, des différends et de l’inquiétude dans la société » a déclaré Carrie Lam à la faveur d’une rencontre avec les hommes des médias. « Je présente mes sincères excuses à tout le peuple de Hong Kong » a-t-elle ajouté. Elle a également annoncé une suspension de l’amendement législatif. Mais du côté des opposants à cette loi, l’exigence est simple : il faut un retrait définitif et la démission de la cheffe de l’exécutif.

Cette législation, à en croire les arguments des opposants, interviendrait comme un recul et un retour vers le système chinois dirigé par le Parti communiste. Pour l’heure, cette résistance de la population de Hong Kong laisse clairement entrevoir le rejet du gouvernement pro-Pékin même si jusqu’à présent la loi qui fait objet de la contestation n’est toujours pas retirée.

Voir les commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

SVP, Entrez votre commentaire
SVP saisissez votre nom