PHOTO / Filippo MONTEFORTE / AFP.

En Libye, les parties engagées dans une lutte effrénée au pouvoir semblent avoir décidé de travailler en vue de permettre au pays de sortir de la crise. Fayez al-Sarraj, chef du gouvernement d’union nationale, seul organe légitimement reconnu par l’ONU, a ainsi annoncé ce dimanche la mise en place d’une initiative visant à faire sortir la Libye de la crise.

Depuis deux mois, le GNA d’al-Sarraj se heurte aux forces du maréchal Haftar qui a lancé une grande offensive afin de récupérer Tripoli. Aujourd’hui cependant, l’heure est à l’avancée et le président libyen a confirmé qu’une politique visant à sortir la Libye de la crise allait être mise en place. De fait, en collaboration avec l’ONU, Fayez al-Sarraj va proposer la tenue prochaine d’un forum visant à réunir tous les acteurs majeurs de la crise libyenne ainsi que les hommes les plus influents sur le plan politique afin qu’une solution démocratique, pacifique et pérenne soit proposée.

2019, année charnière pour la Libye

En outre, ce dernier prévoit également la tenue d’élections présidentielles et législatives avant la fin de l’année 2019. Si aucun calendrier spécifique n’a été annoncé, preuve est faite ici que l’heure est à l’arrêt des conflits. Cette sortie elle, intervient d’ailleurs après que les forces du maréchal Haftar, autoproclamées Armée nationale libyenne, se soient retrouvées bloquées à l’entrée de Tripoli. “Le mensonge qu’est son armée été brisé, ainsi que celui de son entrée triomphale à Tripoli qu’il a présenté comme une promenade de deux jours”, a-t-il ajouté, défiant.

La démocratie dépendra de la relation Haftar-Sarraj

Le processus démocratique lui, ne devrait toutefois tenir qu’en cas d’accord trouvé entre les deux hommes. Depuis le début, le Gouvernement d’union nationale demande le retrait des forces d’Haftar, al-Sarraj accusant son rival de vouloir nuire à la démocratie en rétablissant un régime totalitaire. Haftar lui, assure de son côté se battre contre le terrorisme et ne semble pas être prêt à accepter une conciliation, qui serait synonyme de défaite pour ce dernier. Selon l’ONU, plus de 653 personnes sont mortes depuis le 4 avril dernier, dont 41 civils. 94,000 personnes auraient également été déplacées.

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