Kassa Mampo, Sg de la Cstb

La confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) s’est prononcée, ce vendredi 14 juin 2019, sur les violences qui ont eu lieu ces quatre derniers jours dans les localités de Tchaourou et de Savè. Par le biais de sa Secrétaire générale adjointe, Mathurine Sossoukpè, le syndicat s’est insurgé contre la répression des populations par les policiers et militaires. A cet effet, il appelle le gouvernement à rappeler les forces de l’ordre, à satisfaire les revendications des populations et au respect des droits humains.

Les réactions se poursuivent suite aux manifestations sanglantes dans les villes de Tchaourou et de Savè. Dans un communiqué qu’elle a sorti, ce vendredi 14 juin 2019, la Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (Cstb) a aussi donné son avis sur la situation. Le syndicat par la voix de sa Secrétaire générale adjointe s’est dite outrée par la violente répression dont ont fait l’objet les populations des dites régions de la part des policiers et militaires envoyés par le gouvernement du Président Patrice Talon. « Depuis le  10 juin 2019, date à laquelle le jeune AFFOUDA Albert a été enlevé et déporté à une destination inconnue, la population de TCHAOROU ne pouvant accepter cet acte barbare d’une autre époque, s’est soulevé pour exiger le retour de leur fils enlevé. Le pouvoir du Président Patrice TALON n’a trouvé de solution à cette crise que d’envoyer comme il est de son habitude, des policiers et militaires, lourdement armés pour réprimer dans le sang les paisibles populations. (…) La CSTB, condamne la répression des paisibles populations par le pouvoir  de Patrice Talon », explique le communiqué.

Le syndicat déplore notamment les conséquences de cette situation sur la vie des populations. «Cette crise dure plus de quatre jours déjà, empêchant les populations, les travailleurs de vaquer à leurs activités habituelles. Ainsi par exemple, l’examen des tous petits au Cep s’est tenu dans une atmosphère de tristesse et de peur. On dénombre des morts et des blessés graves. Comme si cela ne suffisait pas, le pouvoir du président patrice Talon étend la provocation à d’autres communes comme Savè dont les populations, n’ont pas tardé à réagir et déjà des morts et des blessés sont dénombrés», regrette Mathurine Sossoukpè.

Appel au retrait des forces de l’ordre et à la satisfaction des revendications

Dans son adresse, la Cstb dit soutenir les populations et a appelé le gouvernement à mener certaines actions pour désamorcer la crise. La secrétaire générale adjointe du syndicat appelle tout d’abord l’exécutif a ordonné le retrait pur et simple des forces de l’ordre des deux villes. Elle exige aussi que des enquêtes soient faites afin que les forces de l’ordre responsables des agressions sur les populations soient connues. En plus de ces revendications, la Cstb réclame aussi la satisfaction des exigences des travailleurs des dites régions notamment la levée de la mise en résidence surveillée de l’ex chef de l’Etat Boni Yayi et la libération de tous les détenus politiques ainsi que le retour des exilés politiques.

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5 Commentaires

  1. Combien de fois, et pendant combien de temps les politiciens vont vous égarer? Pauvres populations!
    Quand il n’y a pas de marché ouvert, de centre de santé fonctionnel, de commissariat, qui souffrent en premier lieu? Réfléchissons bien avant d’agir, tous les combats ne méritent pas d’être mené.

  2. Confédération de je ne sais quoi des travailleurs ???
    Je pense qu’il est temps de fermer la bourse du travail pour mettre ces gens-là au chômage
    Des subversifs politiques qui se cachent derrière le syndicalisme
    Ils ont leur place en prison qu’ailleurs
    Je passais
    Le Plombier

    • Ça a commencé quelque part. Nous ne sommes pas des moutons. Il faut envoyer vos militaires s’ils n’ont rien à faire chez boko haram. N’importe quoi.

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