Ph : BRAHIM ADJI / AFP

L’interpellation de trois Tchadiens, dont le général Mahamat Nouri, pose de nombreux problèmes au sein de l’opposition au gouvernement, installée dans l’hexagone. Les questions soulevées par ces subites arrestations portent notamment sur le fait qu’une enquête ait été lancée par le pôle crimes contre l’humanité et crimes de guerre du tribunal de Paris, concernant des hommes qui vivent en France depuis une dizaine d’années.

Débutée il y a de ça deux ans, cette enquête porte sur des faits commis entre 2005 et 2012, au Tchad ainsi qu’au Soudan. Les faits reprochés eux, ont été qualifiés de “crimes contre l’humanité” et seraient ainsi liés à des exactions commises au cours de la période citée ci-dessus. Trois suspects ont ainsi été arrêtés, de manière simultanée, bien que tous se trouvaient dans des régions différentes.

Une collusion Paris-Ndjamena ?

Parmi les suspects, se trouve le général Mahamat Nouri. Connu pour des faits de violations des droits de l’homme, ce dernier est aujourd’hui l’un des principaux opposants au président Idriss Deby. Son représentant lui, se pose donc certaines questions quant à une possible collusion entre Paris et Ndjamena. Pourquoi, se demande-t-il ainsi, le parquet de Paris n’a pas souhaité en dévoiler davantage concernant le motif de son interpellation ?

Jeudi, date butoir

Les gardes à vue elles, devraient durer jusqu’à jeudi. Ce n’est qu’à ce moment-là que les principaux suspects ainsi que leurs conseils devraient en apprendre un peu plus. Le parquet pourra ainsi décider de les relâcher, faute de charges et preuves suffisantes ou pourra choisir d’entamer une procédure judiciaire afin de les déférer devant un juge en vue de les mettre en examen.

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