Une des accusatrices du célèbre théologien musulman Tariq Ramadan, mécontente de la lenteur de l’instruction judiciaire, vient de déposer auprès de la Chambre pénale des recours de la capitale Suisse. Car depuis sa première audition en 2018, l’instruction sur les accusations de viols et de violences sexuelles qu’elles auraient portées à l’encontre du théologien semble n’avoir point progressé.

Une instruction qui piétine

En avril, une femme suisse,  convertie à l’islam portait plainte à Genève contre Ramadan, pour des incidents présumés survenu dans un hôtel de Genève en octobre 2008. Seulement, l’universitaire était détenu en France pour les mêmes accusations. Après cinq mois d’enquête, un procureur de Genève jugea la plainte suffisamment sérieuse et ouvrit début septembre une instruction contre l’éminent universitaire suisse.

 Cependant, depuis lors, soit 10 mois après, la procédure n’aurait en aucun point progressé puisque la plaignante n’avait vu aucun procès s’ouvrir et n’avait été convoqué à aucune autre audition. Pour les avocats de dame « Brigitte » le nom donné à la plaignante par la presse locale, «les atermoiements » de la justice helvétique seraient de nature à augmenter les préjudices moraux subis par la femme.  Aussi son conseil aurait-il entamé une action devant la Chambre pénale des recours de Genève, pour intimer au procureur une accélération dans la procédure.

Une procédure qui semble-t-il aurait été ralentie par l’instruction française. Et En France, où le théologien, avait été libéré sous caution avec interdiction de quitter le territoire en attendant la suite de son procès ; la possibilité d’une extradition vers la Suisse, serait difficilement envisageable.

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