Le récent rapport de la Haute-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a poussé des milliers de Vénézuéliens à descendre dans les rues afin de manifester. Dans son dossier, l’ancienne présidente du Chili, pointe effectivement du doigt, l’érosion de l’état de droit. Une critique inacceptable pour le régime et ses partisans.

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Entre le 19 et le 21 juin dernier, Michelle Bachelet s’est ainsi rendue du côté de Caracas afin d’y mener une sorte d’enquête indépendante sur la situation politique et sociale. Selon son rapport, la crise est donc bel et bien réelle, ajoutant que le gouvernement jouait un rôle prépondérant dans cette situation délétère, installant un sentiment d’insécurité perpétuel. Dénonçant les exactions qui ont eu lieu dans ce pays, Bachelet estime à plusieurs milliers, le nombre de personnes assassinées par les forces de l’ordre.

Un rapport de l’ONU, pointé du doigt

« Le peuple vénézuélien se mobilise pour manifester son rejet énergique des mensonges et manipulations », a d’ailleurs lancé Nicolas Maduro via son compte Twitter. Soucieux de rassembler ses soutiens, ce dernier a donc tenté de se montrer rassembleur. Appelant à manifester, ce dernier a ainsi réussi son tour de force puisque des milliers de personnes, fonctionnaires, membres de milices pro-chaviste, jeunes et moins jeunes se sont donnés rendez-vous dans les rues de Caracas.

Guaido accepte la reprise du dialogue

De son côté, le numéro deux du Venezuela, Diosdado Cabello, a estimé que ce rapport était totalement biaisé. Toujours selon ses dires, ce dossier aurait été rendu sous la pression de Washington, poussant une manifestante à réagir, celle-ci estimant que tout cela n’était qu’une vaste honte dont le seul objectif était d’humilier les Vénézuéliens. Dans le même temps, les négociations en vue d’une possible sortie de crise ont repris à la Barbade, après que Guaido ait accepté la reprise du dialogue.

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