Les travailleurs de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop) réunis au sein de leur syndicat, le Syntra-Sonacop, ont organisé ce vendredi 09 août 2019, une assemblée extraordinaire pour appeler le gouvernement à sauver l’entreprise. Ils ont dans ce cadre, appeler à la magnanimité du chef de l’Etat et proposé plusieurs pistes.

La sauvegarde de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop) préoccupent les travailleurs de l’entreprise. A  cet effet, ils ont lancé ce vendredi 09 août 2019, un cri de cœur à l’endroit du Président de la République, Patrice Talon, qu’il invite à les écouter. C’était au cours d’une assemblée générale extraordinaire organisée par leur syndicat, le Syndicat national des travailleurs de la Sonacop, le Syntra-Sonacop. Dans leur déclaration, les travailleurs réunis au sein de la Syntra-Sonacop ont appelé le chef de l’Etat à prendre des mesures urgentes afin de sauver la société qui traverse actuellement d’énormes difficultés financières. D’après Mireille Elvire Hounségbé, la Secrétaire Générale du syndicat, « les informations fournies à la Haute Autorité sur la Sonacop doivent être contextualisées et clarifiées». Selon ses explications, la difficulté de la Sonacop a commencé avec sa privatisation et la mauvaise gestion qui a marqué la gestion du directeur Sina. Pour elle, laisser mourir la Sonacop, seule incarnation du secteur formel au Bénin, sera une consécration et une légitimation du secteur informel. La disparition de cette société serait aussi mauvais non seulement pour les employés de l’entreprise mais aussi pour la population, en général. Aussi, la Sg a-t-elle profité de l’occasion pour demander une audience au président de la République.

Des propositions pour une sortie de crise

En plus du plaidoyer pour la sauvegarde de la société et la demande d’audience au président de la République, les agents de la Sonacop ont aussi proposé à l’Etat, quelques pistes pour une sortie de crise. Il s’agit, entre autres, de la mise à la disposition de la Sonacop d’une lettre de confort sans engagement de payement par l’Etat pour rassurer les partenaires financiers, de l’autorisation aux fins de constituer une garantie hypothécaire sur titre foncier de certains biens immobiliers, de l’autorisation de la rénovation du pipeline du dépôt port à travers un partenariat public-privé sans oublier l’attribution à 50 % de la part du marché des structures de l’Etat. « Nous affirmons que si l’entreprise renoue avec la bonne gouvernance, son exploitation ne sera pas compromise. La Sonacop a du potentiel et est viable », a aussi fait observer Mireille Elvire Hounségbé.

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