Bénin : Six confédérations syndicales discutent de nouvelles bases de coopération avec l’Assemblée Nationale

Louis Vlavonou (Ph : SCOM Assemblée Nationale du Bénin)

Le président de l’Assemblée Nationale, Louis Vlavonou a reçu en audience six des sept centrales et confédérations  syndicale, ce vendredi 30 août 2019, au palais des gouverneurs. Les deux parties ont discuté entre autres des moyens d’instaurer une nouvelle base de coopération entre l’Assemblée et les syndicats. Les discussions ont aussi tourné sur la question de la relecture de certaines lois.La Centrale des Syndicats des Secteurs Privé, Parapublic et Informel du Bénin (Cspib), la Centrale des Syndicats Unis du Bénin (Csub), l’Union Nationale des Syndicats des Travailleurs du Bénin (Unstb), de la Confédération des Syndicats Autonome du Bénin (Csa-Bénin), de la Confédération Générale des Travailleurs du Bénin (Cgtb) et de la Confédération des Organisations Syndicales Indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin) veulent d’un nouveau type de partenariat avec le parlement.

Pour mettre en place donc cette nouvelle base de coopération avec l’Assemblée Nationale, les secrétaires généraux des six confédérations et centrales syndicales ont sollicité et obtenu une audience ce vendredi 30 août 2019 avec le président du parlement, Louis Vlavonou. Anselme Amoussou de la Csa, Lucien Langanfin Glèlè de la Cgtb, Emmanuel Zounon de l’Unstb, Noël Chadaré de la Cosi-Bénin, Clarisse Reine Fandy épouse Gnahoui de la Cspib et Christophe Houéssionon de la Csub ont discuté avec le nouveau président élu du parlement en présence des vice-présidents, du député André Okounlola, de son directeur de cabinet.

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Faire table rase du passé

Avant d’entrer dans le vif du sujet, le porte-parole des confédérations, Anselme Amoussou a remercié le président du parlement pour sa promptitude à répondre à leur demande d’audience puis l’a félicité pour son élection au poste de président. Il a ensuite rappelé que dans un passé récent les confédérations présentes avaient des relations tumultueuses avec le parlement mais qu’aujourd’hui les choses changent. D’après, Anselme Amoussou, les syndicats commencent par avoir une nouvelle vision du mouvement syndical et désirent ardemment se rapprocher de toutes les institutions du parlement pour un partenariat gagnant-gagnant.

L’objectif souligne-t-il est de collaborer avec l’Assemblée Nationale pour être consultés en avant et en amont sur les projets de lois à caractère social. En prenant la parole, le président de l’Assemblée Nationale, Louis Vlavonou a félicité les six syndicats pour  l’initiative. Il a par ailleurs avoué qu’il les attendait plutôt sur un terrain d’affrontement sur tout en ce qui concerne la loi sur l’embauche, celle sur la grève… Il a affirmé être intéressé par l’ouverture d’une nouvelle porte de coopération et a donné, sur le champ, des instructions aux présidents des commissions afin que cette collaboration soit instaurée et formalisée.

Des discussions pour la relecture de certaines lois

Les syndicalistes ont profité de l’ouverture de cette brèche pour discuter longuement de ces lois avec lui. Les deux parties se sont alors entendues sur la nécessité de relecture des dites lois. Reconnaissant que l’adoption de la loi sur la grève résulte des situations extrêmes observées, elles ont décidé que chacune d’elle travaillera de sorte que d’ici à là, une relecture de la loi sur la grève entre autres soit faite. L’objectif de cette relecture est de trouver le juste milieu pour que ces lois soient profitables à tous.

Les six syndicats ont aussi saisi l’occasion pour demander au président du parlement de toujours leur faire le retour sur l’audition en commission des finances sur le budget de l’Etat en leur expliquant pourquoi certaines de leurs revendications ont été acceptées et pourquoi d’autres ont été rejetées. Selon eux, cette démarche leur permettra de savoir comment réintroduire les revendications dans les prochaines années. Les syndicalistes ont aussi demandé l’appui du parlement pour le vote de la loi sur le droit syndical qui est une exigence de la constitution en son article 98. Cette loi permettra, d’après leurs explications d’assainir un tant soit peu le monde syndical. A la fin des discussions, il a été convenu que ce genre de séance soit périodiquement organisé entre les syndicalistes et le parlement.

4 réponses

  1. Avatar de TASITA
    TASITA

    ILS ONT VOULUTS FAIRE DU BISINESS AUTOUR DE LEUR PAPA (TALON )POUR GAGNER UN PEUT DE L’*** C’EST TOUT. CASSA MAMPO LONGUE A TOI ,UN GRAND CHAPÔT A TON ENTOURAGE.ET MERCI DE NOUS INFORMER .

  2. Avatar de Fire
    Fire

    De l’eau sur le dos du canard ils ne représentent qu’eux mêmes le Benin n’a plus de parlement depuis le 15 mai et il existe today une seule centrale syndicale au Benin la CSTB tout le reste du flafla

  3. Avatar de (@_@)
    (@_@)

    stupéfait d’avoir confirmation de la manière dont étaient prises les lois sans consulter les 1er concernés.
    Heureux d’apprendre que ça pourrait changer

    \\\\///
    (@_@)

  4. Avatar de Bito
    Bito

    un illégitime rencontre des syndicalistes qui ont pris de *** (****) et ont trahi leur base pour discuter quoi!!!!!!!!!!!! C’est une réunion entre des **** de la république

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