Ce dimanche 18 aout, la tension diplomatique et géopolitique que se livre depuis peu l’Iran et les USA est monté d’un cran. Seyyed Abbas Mousavi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a qualifié de “provocatrices” les intentions américaines sur la création d’une zone de sécurité dans le nord-est de la Syrie, insistant que ces actions des USA porteraient à mal la sécurité dans la région.

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Une « violation flagrante de la souveraineté juridique » de l’Iran

Face aux menaces d’Ankara de lancer une opération contre les militants kurdes soutenus par les États-Unis pour les éloigner de la frontière turque ; la Turquie et des États-Unis, Le 7 août dernier, ont conclu un accord sur la création d’un centre d’opérations conjoint dans le nord de la Syrie. Pour le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, « De telles mesures, à l’instar des autres actes des responsables américains, sont la cause de l’instabilité et vont semer l’insécurité dans la région ». Pour le responsable iranien, les préoccupations sécuritaires concernant les frontières septentrionales de la Syrie pouvaient être satisfaites en concluant des accords mutuels avec les voisins, sans qu’ils aient besoin d’intervention des puissances étrangères.

En l’occurrence, le 2 août, lors d’un sommet trilatéral organisé à Astana, capitale du Kazakhstan, soulignant la « nécessité d’instaurer un calme sur le terrain en appliquant pleinement tous les accords sur Idlib, en premier lieu le mémorandum du 17 septembre 2018 » les dirigeants turcs, russes et iraniens publiaient une déclaration commune concernant la situation en Syrie. Pour ces trois pays il était important, tout en intensifiant leurs efforts pour assurer la protection de la population civile, de poursuivre « leur coopération pour éliminer les groupes armés sur la liste noire à Idlib », les terroristes de l’EI et notamment les séparatistes kurdes, eux soutenus par les USA.

Du coup, les accords du 2 Août étaient remis en cause et selon Abbas Mousavi, l’accord américano-turc équivalait à une « agression provocatrice » contre l’intégrité territoriale de la Syrie et une « violation flagrante » du droit international et de la Charte des Nations Unies.

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